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Ir.architecte.meessen
06 nov. 2022
In PAE primes, procédures & admin
Le 14.10.2022, l'asbl PEEB a reçu une demande d'avis du cabinet du ministre HENRY, par l'intermédiaire d'info-pae2, pour une consultation sur une réforme des primes. C'était à remettre pour le 21.10.2022. Un peu court, quand-même ! Nous avons donc demandé un délai et il a été prolongé d'une semaine. La demande du cabinet était rédigée comme suit : "La crise des prix de l’énergie impacte tous les ménages. Les conseils que vous pouvez leur apporter sont essentiels, et nous vous remercions pour le rôle important que vous jouez à ce niveau. Le Gouvernement s’est récemment accordé pour augmenter significativement les montants d’une série de primes, de 40%, et pour retirer le caractère contraignant de l’audit (il reste obligatoire, mais il n’est pas nécessaire de suivre l’ordre des travaux suggéré). Le processus légal pour y parvenir est enclenché et il est attendu que cela pourra être en vigueur début 2023. Cela ne doit pas ralentir les travaux de rénovation et la constitution des demandes de primes, pour une introduction le moment venu. La nécessité de ce parcours législatif offre une opportunité : celle d’y intégrer des simplifications et améliorations de processus, en vue de faciliter le travail des demandeurs de primes, celui de l’administration et de tout autre organisme les traitant. Le sujet étant complexe, nous avons pensé utile de vous solliciter, vous qui êtes en contact direct avec la réalité des demandeurs, en vue de nous faire remonter des suggestions à ce propos. Par la présente, nous vous suggérons de nous faire parvenir des propositions d’amélioration au mécanisme actuel de prime, que ce soit au niveau de la procédure, du public cible, des éléments de preuve administrative, ou autre. En fonction de la nature de ce que nous recevrons, nous pourrons en intégrer certaines dans le processus d’amélioration en cours, ou les soumettre dans un groupe de travail de l’Alliance Climat Emploi Renovation (ACER), dont les travaux opérationnels commenceront en novembre..." La demande de prolongation du délai par l'asbl PEEB a amené en retour, une précision de la part de info-pae2 : "Pour rappel, cette consultation porte uniquement sur la partie procédure (administrative ou général pour l’auditeur, mais pas jusqu’à la méthode de calcul), public cible, éléments de preuve administrative, ... Elle couvre potentiellement une évolution plus large que la simple amélioration des processus existants, sauf s’il s’avère que c’est la direction à prendre. Nous n’aurons malheureusement pas l’occasion de reprendre les éléments qui couvriraient ces points dans les mails déjà envoyés. Pourriez-vous dès lors nous proposer un document synthétisant vos remarques ou propositions sur ces sujets ?" ["Plus large que la simple amélioration des processus existants"... "Simple" ? Ce serait presque comique, quand on sait ce qui se passe avec la méthode PEB qui surestime allègrement les consommations théoriques conventionnelles depuis plus de 12 ans maintenant, et qui est à la source de nombreux problèmes, comme ceux qui se trouvent dans plusieurs remarques postées sur ce site... Depuis lors, pas grand-chose n'a été fait pour améliorer substantiellement les processus existants sur le fond. Venir présenter des résultats de calculs sur une base fondamentalement erronée, tient un peu du jeu de vogel-pick, sans que l'auditeur/certificateur PEB, responsable PEB y soit pour quelque chose, puisque les logiciels sont des black-boxes.] La réponse à la demande du cabinet HENRY a été faite en 2 stades : d'abord le 28.10.2022, sans les références à télécharger et les annexes, faute de temps. Le texte complet a ensuite été envoyé le 02.11.2022, avec un point 18. en plus. Si vous voulez ajouter quelque chose, envoyez un mail à contact@peeb.be ou bien vous postez un commentaire sur ce post-ci. "From: Ir. Architecte Meessen Sent: Wednesday, November 2, 2022 6:27 PM To: Jean-Yves Saliez (cabinet du ministre Henry); Antoine Watelet (cabinet du ministre Henry) ; info-pae2 Cc: contact@peeb.be ; Ir. Architecte Meessen Subject: 20221102 Re: 20221028 Propositions d'amélioration du processus des audits Bonjour à vous. Vous avez ci-dessous une série de points relevés qui sont issus des réflexions de plusieurs années dans le domaine des audits. De nombreux documents cités en référence, ont été envoyés à la cellule du bâtiment durable de la DGO4, avec une copie pour Mme PISULA pour les plus récents à partir de 2020. Ils sont, soit identifiés par un lien vers le site du forum de l'asbl PEEB, quand ils s'y trouvent, soit annexés au présent mail. La présente version, complétée par rapport à celle qui a été envoyée le 28.10.2022 (les annexes et les références à télécharger), remplace cette dernière. Un point 18. a été ajouté. 1. Voir le logement comme une entité à améliorer globalement : Ce n’est pas le cas du régime des primes actuel, qui l’envisage par morceaux séparés, indépendants les uns des autres. Cela peut amener des effets pervers, en ce sens qu’on pourrait superisoler inutilement certaines parois, au détriment des autres, et dépenser un budget trop important qui ne laisserait pas la possibilité de continuer l’amélioration globale. Certaines améliorations locales, dépassant largement les exigences minimales pour obtenir des primes, n’apportent finalement que peu de bonus global, le reste étant abandonné à son état initial. Il en est de même avec les primes obtenues, qui seraient plus importantes dans le régime actuel qui impose une limite basse mais pas de limite haute, alors qu’on dépasse parfois manifestement l’optimum économique et que les demandeurs ne poursuivront pas l’amélioration de leur logement, après avoir reçu leurs premières primes. Les chasseurs de primes seront peut-être contents mais ce n'est pas vraiment le but de l'opération. Voyez le document "20190909 Propositions d'amélioration du régime des primes pour les parois en PAE3 et autres considérations (étanchéité, ventilation, surchauffes)" avec son mail de présentation et d'accompagnement (en annexe). 2. Les effets d’une consommation électrique larvée : C’est le cas de la défense contre les surchauffes induites par les améliorations thermiques importantes de l’enveloppe pour le régime hivernal. Après avoir amélioré l’enveloppe du bâtiment, un inconfort notoire pousse les propriétaires occupants à installer des systèmes de climatisation dont la consommation énergétique (électrique !) n’est pas comptabilisée dans les audits. Les protections contre les surchauffes ne sont pas dans le catalogue des primes incitatives. Ce devrait être le cas mais la méthode de calcul actuelle ne permet pas de quantifier ces problèmes. L’auditeur avisé doit se limiter à des conseils génériques, sans pouvoir aller plus loin dans le choix des systèmes de climatisation et de leurs puissances nécessaires, vu les améliorations qu’il pourrait proposer pour le bâtiment lui-même (enveloppe, ventilation, charges solaires, charges internes). 3. Le double emploi entre l’auditeur et le responsable PEB : Il existe des divergences entre la méthode PEB et le protocole des audits, notamment en matière de remplacement de châssis de fenêtres. Il s’agit de la remarque n° 33 du 07.07.2020. Indépendamment de cet exemple, il faudrait examiner si c'est vraiment utile de faire faire un dossier par un Responsable PEB pour des travaux de transformation/amélioration d'un logement, obligatoire ou non, alors qu'il y a déjà un dossier pour un audit. Les demandeurs qui doivent payer cet intervenant supplémentaire, dont le travail ressemble parfois comme deux gouttes d'eau à ce qui a déjà été fait dans l'audit, se posent des questions bien compréhensibles. L'étude de l'amélioration substantielle de ce processus dépasse le cadre du présent texte. 4. Rendre le travail de l’auditeur plus simple et partant, moins cher : La remarque n° 24 du 11.05.2020 évoque un cas de simplification pour l’introduction de certains encodages. Une série de mails de remarques ont été envoyés à la DGO4 pour proposer des solutions d'amélioration des encodages, et la suppression des bugs constatés, qui font perdre du temps précieux à l'auditeur, qui serait enclin à compenser cela par une augmentation de ses couts. L'opportunité de la composition spécifique d'un certificat de la situation initiale a été discutée dans mon rapport d'expertise du 18.08.2014, à la page 8/31 (en annexe). Le programme PACE pourrait se charger de ce calcul sur base des encodages de l'auditeur, même s'il faudrait revoir certains détails de cohérences protocolaires, comme l'a montré notamment la remarque n° 22 du 11.02.2020. 5. Lever les obstacles à la rénovation des logements : Cela fait l’objet de la remarque n° 37 du 22.07.2020 et de son complément, la remarque n° 37bis du 19.08.2020 (en annexe). La diffusion des problèmes rencontrés lors de l'élaboration des dossiers de demandes de primes, par le biais des réseaux sociaux, est une catastrophe pour la réussite des opérations massives de rénovation des logements. C'est pourquoi il faut tout faire pour éviter ça. Ceci avait notamment fait l'objet d'une question parlementaire du député Olivier BIÉRIN le 14.10.2020, suivi de la réponse du ministre BORSUS du 05.11.2020 qui n'était pas très satisfaisante du point de vue du résultat global recherché, impliquant divers niveaux de pouvoir et l’ensemble du gouvernement. 2 ans plus tard, où en est-on ? Apparemment, nulle part ! Une incompréhension des demandeurs vis-à-vis des obligations urbanistiques qui paraissent trop pointilleuses et dénuées de sens , les conduit souvent à lancer des travaux en infraction, sans parler des entrepreneurs qui les exécutent sans état d'âme. Pour tenter d'éviter, à leurs risques, d'une part le cout d'un dossier officiel de demande, même "simplifié"…, et d'autre part, le temps d'attente stérile du traitement administratif, sans savoir s'il sera positif. 6. Fournir une formation simplifiée aux différents acteurs intervenants : Ceux qui interviennent dans les processus d’amélioration des logements pour l'obtention de primes. Il s’agit notamment des architectes (qui ne seraient pas auditeurs-logements) et des entrepreneurs. Si les dossiers ne sont pas bien préparés en vue des demandes de primes, ils risquent bien de ne jamais aboutir. Et ce sont des cas que j’ai malheureusement rencontrés plusieurs fois. Un contact a été pris récemment avec l’UWA pour envisager de telles formations courtes dans un proche avenir. Resterait à voir du côté de entrepreneurs. 7. Le contrôle de qualité des travaux éligibles : Si on cherche réellement à faire des bâtiments « durables », ce n’est pas pour constater, quelques temps après les travaux, l’apparition de problèmes dus à une mauvaise conception et/ou à une mauvaise exécution. Personne ne devrait être d’accord de payer des taxes et impôts pour alimenter un fond de primes qui aboutissent finalement à un résultat médiocre, voire à une aggravation des problèmes ou de la consommation énergétique globale, surtout en énergie primaire. L’absence de contrôle des processus mis en place est une grave lacune des systèmes de primes actuels. Et ça date de loin, puisque c’était déjà le cas avec les “primes à la réhabilitation”. L’auto-contrôle par les entrepreneurs est un leurre, tant qu’ils n’ont pas reçu des formations adaptées au but recherché, qui demande une connaissance pointue chez les chefs d'entreprise mais aussi chez leur personnel sur chantier. La coordination entre entreprises pour les interfaces des travaux n'est pas automatique, contrairement à ce que pensent souvent les demandeurs, surtout si les opérations d'amélioration ne se font pas simultanément. Tout entrepreneur devrait être formé à poser et à (se) poser des questions sur le traitement à prévoir pour les interfaces autour de ses propres travaux, de manière à empêcher les effets de lock-in. Cette formation devrait aussi leur fournir des guides clairs pour les aider dans la composition des documents qu’ils fournissent à leurs clients pour qu’ils puissent introduire eux-mêmes les dossiers de demandes de primes bien préparés (voir aussi le point précédent). Un auditeur peut intervenir pour faire le rapport de suivi des travaux mais s’il se trouve devant un dossier incomplet ou mal préparé, le cout de ce travail risque d’être prohibitif pour les demandeurs, et de "manger" les primes, en tout ou en partie, ce qui n'est pas le but recherché. D'un autre côté, la qualité de l'exécution des travaux par le demandeur lui-même, peut parfois poser la question de l'utilité de donner des primes pour un tel résultat… (voir la photo “Laine de bois”en annexe). Et ici, il s'agit d'une prime augmentée pour la pose d'un matériau bio-sourcé… 8. Éviter les effets pervers de certains travaux d'amélioration éligibles : Certains travaux éligibles à des primes ne créent pas d'amélioration globale, et peuvent même parfois aggraver la situation. Le cas d'un appartement dont on change les châssis de fenêtres est examiné par la remarque n° 50 du 13.11.2020. Ce genre de cas devrait être revu à la lumière du système de primes "relatives" qui se trouve exposé au point 1 ci-dessus. Pour le cas des appartements, la remarque n° 88 du 03.08.2022 a montré que le calcul de l'inétanchéité par défaut utilise actuellement un indicateur inapproprié qui n'est pas équitable. Cette démonstration peut être généralisée à tous les bâtiments. Ce paramètre influence d'une manière importante le résultat global, surtout si l'isolation thermique des parois est de haute qualité. Il n'y a pas de prime pour améliorer l'étanchéité du bâtiment, ce qui pourrait se faire par l'intermédiaire d'un test normalisé de pression/dépression, tout en reliant ce problème à la nécessité d'un système de ventilation correctement dimensionné. Ceci s'inscrirait très bien dans le cadre de primes pour des améliorations relatives, par rapport au chemin à parcourir entre la situation existante et le label A qui serait l'objectif à atteindre. Continuer à utiliser des valeurs “par défaut” dans les calculs ne devrait pas être de mise. Bien entendu, ce serait après avoir amélioré la méthode de calcul PEB par rapport à ses résultats des consommations théoriques conventionnelles, qui sont actuellement largement surestimées. Ce qui conduit notamment à donner des primes anormalement augmentées dans le régime actuel (ceci peut être démontré, si vous voulez). 9. Améliorer la cohérence entre les différents documents produits par le SPW : C'est l'objet de la remarque n° 54 du 04.02.2021. Le guidage des intervenants à la lecture des ces documents ne devrait pas laisser d'ambiguïté ou la possibilité d'interprétations différentes. Ceci faciliterait la tâche de tout le monde. 10. Intégration du service du contentieux dans le processus d'octroi des primes : Sur la base d'un exemple malheureux qui est décrit dans la remarque n° 55 du 13.04.2021, on a pu constater que le délai d'octroi de certaines primes sont anormalement allongés par l'intervention du service du contentieux, après la promesse d'octroi d'une prime. Le délai de réponse du SPW à une demande de prime est règlementé, même s'il n'est pas suivi dans la réalité, jusqu'à présent. Mais le délai de paiement des primes n'est pas règlementé après la promesse d'octroi, ce qui peut poser des problèmes dans la conduite d'un dossier d'amélioration, en suscitant un sentiment de méfiance envers le processus, pour le continuer. Sentiment qui risque d'être partagé sur les réseaux sociaux, avec un effet délétère. 11. Précisions sur la mission de l'auditeur : La remarque n° 58 du 01.05.2021 émet des considérations sur la présentation de la mission d'auditeur dans les documents publiés par le SPW. D'une manière élargie, il faudrait examiner comment on devrait envisager la mission de l'auditeur pour un contrôle des travaux, en vue d'une utilisation rentable des deniers publics qui supportent les primes-habitations. Et pour l’obtention réelle d’un résultat “durable” Ceci serait un prolongement des points 6 et 7 ci-dessus. 12. Amélioration de la brochure explicative éditée par le SPW : Cette demande a fait l'objet de la remarque n° 61 du 07.05.2021. Cette brochure à la présentation et à la diffusion très couteuse devrait être remplacée par une localisation sur le serveur, aux fins d'un téléchargement, éventuellement sous login/mot de passe. Ceci permettrait également de la faire évoluer vers des modifications dont certaines sont évoquées dans la remarque n° 61. Des modifications ont aussi été proposées au point 1. d'un mail du 30.06.2022 adressé à la cellule "énergie" de la C.C.W. dans le cadre de Réno+, dont l’extrait se trouve ci-dessous. "1. La brochure d’explication du SPW : La remarque n° 61 du 07.05.2021 a été faite sur le sujet. J’avais déjà évoqué la possibilité de diffuser cette brochure par des moyens informatiques à la fin de la remarque n° 58 du 01.05.2021. La DGO4 et le cabinet, s‘ils les ont lues (?), sont au courant, en principe. Il n’y a pas eu de réaction, comme d’habitude. Il n’y en a qu’un qui grogne, probable... Par les temps qui courent, on peut se poser la question de savoir pourquoi “on” a décidé de publier sur papier de haute qualité, des milliers (des dizaines de milliers ?) de brochures luxueuses, avec le produit de nos taxes et impôts. En gaspillant un budget précieux qui pourrait servir à des choses plus indispensables (non pas la brochure, mais son type de publication). Moyennant un peu de travail sur les contenus de cette brochure, comme suggéré notamment dans la remarque n° 61, on arriverait à un document sécable en chapitres orientés vers chaque amélioration et sur les interfaces pour éviter des lock-in, qui pourrait être utilisé à la fois par les demandeurs, par les architectes de projets et/ou par les entrepreneurs. Ce qui serait un moyen de les impliquer tous en collaboration, pour arriver au but recherché. Vœu pieux ?" 13. Rigidité et hiérarchie : La remarque n° 45 du 02.09.2020 évoque le sujet et propose d'introduire une certaine souplesse dans la composition du listing des améliorations, de manière à ne pas bloquer les processus de passages à l'acte (en annexe). Ce n'est pas tant le fait de faire des audits qui est important, c'est en effet le fait que les intentions soient concrétisées au mieux (et répertoriées pour suivre l’évolution), en évitant de pousser les gens à faire des travaux en dehors du circuit clair, devant des difficultés rédhibitoires. 14. Baisse de la TVA sur les audits : Dans le cadre des opérations d'amélioration des logements existants, vu que les travaux eux-mêmes sont grevés d'une TVA diminuée à 6 % dans certaines conditions qui sont généralement rencontrées, les audits devraient également bénéficier d'une diminution de la TVA à 6 % dans les mêmes conditions. Cela permettrait d'inciter les propriétaires à initier plus facilement ce genre de démarche, en diminuant les couts de 15 %. En général, les gens ne comprennent pas pourquoi ils doivent payer 21 % sur le cout du travail de l'auditeur, alors que c'est 6 % sur le cout des travaux. Cette diminution serait une contribution fédérale pour faciliter le passage à l’acte au niveau de la Belgique. La Région ne se désavouerait pas en faisant la démarche de la demander, si ce n’est déjà fait. 15. Augmentation des primes octroyées : Dans le cadre de cette réforme, il s'agirait d'étudier les possibilités budgétaires d'augmenter les primes à octroyer pour les opérations d'amélioration des logements. Si le régime des primes est modifié en fonction des améliorations relatives par rapport à l'objectif envisagé (le label A en 2050), il s'agirait d'examiner la faisabilité du point 1 ci-dessus en concordance avec un nouveau barème de primes. 16. Focus sur les copropriétés : Les améliorations de l'enveloppe des logements en copropriétés sont limitées, dans le régime actuel, à ce qui est accessible par les propriétaires dans le cadre des actes de base. La plupart du temps, ce sont uniquement les châssis des façades qui peuvent être changés. Ce qui ne représente souvent qu'une faible partie de l'enveloppe globale. Un système d'incitants particuliers devrait être mis en place pour que des améliorations sur les parties collectives (enveloppe et systèmes) soient plus faciles à initier au sein des copropriétés. Les appartements ayant plus de surfaces de déperditions que d'autres, situés à l'intérieur du volume du building, sont clairement désavantagés par la répartition des charges du chauffage collectif, sans pouvoir agir à eux seuls pour les diminuer. 17. Améliorer le traitement des baies dans le processus : Plusieurs remarques ont été faites dans ce domaine, montrant que le traitement des baies dans le processus d’audit, n’est ni complet, ni satisfaisant. Il s’agit des remarques suivantes : - la remarque n° 29 du 08.06.2020 : PACE et PEB Châssis de fenêtres avec grilles de ventilation, - la remarque n° 38 du 24.07.2020 : Urc de lanterneaux et protections solaires pour fenêtres en rénovation, - la remarque n° 40 du 10.08.2020 : PACE PEB Le calcul Uw des portes et fenêtres et les devis et ou les factures des entrepreneurs (en annexe), - la remarque n° 49 du 16.10.2020 : (PACE) Calcul des coefficients des châssis en fonction des environnements et valeurs Uw ou Ug introduites directement, - la remarque n° 51 du 23.11.2020 : PACE (audit) Petit retour sur les châssis avec des panneaux opaques, - la remarque n° 52 du 09.12.2020 : PACE (audit) Les volets roulants et leurs caissons intérieurs, - la remarque n° 90 du 30.08.2022 : Diverses considérations complémentaires sur les châssis de portes et fenêtres. De plus, la décision de modifier l’exigence-limite pour les vitrages (au centre) de 1,0 W/m²K à 1,1 W/m²K s’est avéré contre-productif pour le but recherché avec les audits (amener le logement au label A en 2050). Cette décision malheureuse a été commentée au point 2. de la remarque n° 71 du 02.08.2021 : 1. Introduire Ug dans PACE en présence de Uw ; 2. Modifications des critères sur les vitrages. Le point 1 de cette remarque est actuellement résolu pour les vitrages mais il resterait à introduire la possibilité de caractériser les panneaux opaques avec l’introduction d’un Up, comme c’est évoqué dans la remarque n° 51 ci-dessus. Dans la prochaine mouture des arrêtés, il serait opportun de revenir au moins : - sur la limite de 1,0 W/m²K pour les vitrages, - sur l’introduction des valeurs-limites avec 2 décimales : 1,50 W/m²K pour le châssis et 1,00 W/m²K pour le vitrage, comme c’est le cas pour les autres parois, afin d’éviter la latitude de quelques pourcents sur les valeurs, - sur l’interdiction d’utiliser des intercalaires métalliques qui pénalisent le coefficient moyen des vitrages, - sur l’obligation du marquage des caractéristiques du vitrage sur les intercalaires (au moins la date de fabrication clairement identifiable et non pas par un codage, et le coefficient Ug normalisé). La vérification des coefficients fournis par les entrepreneurs, les surfaces concernées et les localisations des châssis par rapport à la situation initiale de l’audit, sont aussi des éléments à éclaircir d’une manière urgente, dans l’intérêt de tous ceux qui travaillent dans le système des audits et de leur concrétisation (dans l’intérêt de la simplification du traitement des demandes, ainsi que de la cohérence des résultats et des primes octroyées). 18. Les résultats et la présentation des résultats dans le rapport : Plusieurs remarques ont été faites à propos de la fiabilité et de la présentation des résultats du rapport d’audit. L’auditeur est parfois mal embarqué lorsqu’il doit présenter et expliquer un rapport dont le contenu n’est pas toujours très clair. Il s’agit de la remarque du 11.07.2019 qui revient sur une remarque déjà faite sur la génération précédente des rapports mais qui n’a pas été suivie d’effet, à propos de la présentation des résultats en histogrammes. Quant à la présentation des certificats de la dernière page, on compare des pommes et des poires lorsqu’il y a une situation initiale modifiée. Elle n’apparait pas dans le schéma, au milieu des 2 autres, alors que la situation après réalisation des travaux de rénovation, doit s’y comparer. Une autre série de remarques interroge sur la validité des résultats fournis par le logiciel. D’autres remarques ont été faites sur la fiabilité des résultats mais cela sort du cadre demandé pour ces remarques. Nous espérons quand-même qu’on pourra parler un jour des améliorations à faire à la méthode PEB pour obtenir des résultats fiables et non surestimés comme c’est le cas actuellement. C’est d’une importance capitale pour la crédibilité des documents produits. Le rapport de synthèse des améliorations qui est un outil intéressant pour présenter un résumé des actions à entreprendre, a enfin pu être récemment stocké au format XL, cela avait été demandé pour la version précédente des audits (2013/2014). Mais ce tableau devrait avoir un toilettage pour être plus clair, plus performant et faire gagner du temps à l’auditeur qui à l’intention de s’en servir en l’améliorant pour qu’il soit plus cohérent avec le rapport. Il s’agirait : 1. de remplacer “Initial situation” par sa traduction en français, 2. de parler de “Situation initiale modifiée” lorsque c’est le cas (au lieu de “Initial situation”), car le label de départ n’est pas le même que celui qui apparait dans le rapport, 3. de placer une case avec la date de l’opération, 4. de placer une case avec le nom (et les coordonnées) du demandeur, 5. d’entourer toutes les cellules actives avec un grillage, 6. de revoir le format des résultats apparaissant dans les cellules. En effet, est-ce qu’on a besoin d’afficher : - les coefficients U avec 3 décimales, alors que dans le rapport, on s’arrête à deux, sauf quand c’est un résultat exact à l‘unité ou au dixième ; - les consommations énergétiques (kWh) avec 2 décimales, alors que dans le rapport, on s’arrête à l’unité ; - les pourcentages de rendement avec 3 décimales (une seule suffirait, même chose dans le rapport) ; - les pourcentages des pertes avec 2 décimales (une seule suffirait, même chose dans le rapport) ; - les centimes d’Euros, alors qu’il n’apparaissent pas dans le rapport ? Il vaut mieux une action d’amélioration globale au niveau de la conception pour tous les auditeurs, plutôt qu’une multitude d’actions au niveau de chaque auditeur qui voudrait améliorer ce tableau. En conclusion, l'asbl PEEB reste à votre disposition pour tout complément au présent texte. Il a été rédigé dans des conditions difficiles, vu le délai imparti pour une réponse. La plupart des points soulevés étaient déjà énoncés dans les remarques qui ont été envoyées à la DGO4 et en copie au cabinet. Il s'agit ici d'un travail bénévole mais si des développements complémentaires sont demandés, il faudrait alors prévoir un budget de défraiement élémentaire pour compenser le temps et les frais nécessités par ce travail. En attendant, recevez mes meilleures salutations, Alain MEESSEN, Ingénieur Architecte Expert, Licencié en Physique du bâtiment, Formateur agréé de Certificateurs PEB et d'Auditeurs-logement, Vice-président de l'asbl PEEB."
20221102 Re : 20221028 Propositions d'amélioration des processus d'audits. content media
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Ir.architecte.meessen
30 août 2022
In PAE enveloppe
En vue du prochain webinaire "Audit-logement" du 06.09.2022, il m'a semblé utile de faire le point sur le système de calcul des coefficients des châssis et de leurs accessoires. Actuellement, il semble que les auditeurs, avec leur logiciel PACE tel qu'il est, peuvent déposer des audits avec leurs propres coefficients Uw, calculés au moyen des paramètres des châssis à encoder. Mais au stade du rapport de suivi, c'est le menuisier qui a la main avec ses coefficients Uw dont on ne sait pas vraiment de quel chapeau ils sortent. Avec ces coefficients, ils peuvent calculer un coefficient moyen pondéré pour l'ensemble de leurs châssis, sans se soucier vraiment s'ils interviennent dans le calcul de la prime, la pondération étant basée sur le gabarit intérieur de ces châssis. Or les calculs de la prime utilisent des surfaces selon le code PEB, avec les dimensions des "jours vus". Et les surfaces sont globalisées par type de châssis, que l'auditeur-certificateur découvre lors de son inspection du bâtiment. L'auditeur comptabilise uniquement les châssis qui peuvent intervenir dans le calcul de la prime et pas les autres, s'il y en a. Il y a quand-même quelques grosses différences et ça fait problème... On ne parle pas non plus des panneaux, des caisses à volet, des grilles de ventilation. Ni des nœuds constructifs sur la périphérie des baies. Tout cela sent le flou qui n'a rien d'artistique ! Et du bâtiment durable, il n'en est pas vraiment question. Surtout depuis que l'exigence sur le vitrage a été revue à la baisse, pour arriver plus lentement à l'objectif de 2050, probable. Sans se soucier de la qualité des intercalaires. On a aussi oublié la possibilité d'introduire des occultations en situation transformée pour lutter contre les surchauffes, notamment provoquées par l'isolation poussée de l'enveloppe et parfois par la modification de l'inertie thermique du bâtiment. Bref, il s'agirait de plancher sérieusement sur une amélioration substantielle de ce module. Les références des annexes sont données par des liens dans le texte ou par des PDF annexés à la fin. Vos avis, vos questions, vos remarques sont les bienvenues. From : Ir. Architecte Meessen Sent: Tuesday, August 30, 2022 12:53 PM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; contact@peeb.be ; Spies Nicolas (C.C.W.) ; Aniset Julien (C.C.W.) ; Ir. Architecte Meessen ; Christophe Leroy (Le Vif) ; Roger Vanparys (Test-Achats) Subject: 20220830 Remarque n° 90 : Diverses considérations complémentaires sur les châssis de portes et fenêtres. Bonjour à vous. Vous avez ci-dessous la remarque n° 90. Il s’agit de diverses considérations complémentaires sur les châssis de portes et fenêtres. Concernant les châssis de portes et fenêtres dans la certification et les audits, vous aviez déjà reçu : La remarque n° 29 du 08.06.2020 : PACE et PEB Châssis de fenêtres avec grilles de ventilation. La remarque n° 38 du 24.07.2020 : Urc de lanterneaux et protections solaires pour fenêtres en rénovation. La remarque n° 40 du 10.08.2020 : PACE et PEB Le calcul Uw des portes et fenêtres et les devis et/ou les factures des entrepreneurs. La remarque n° 49 du 16.10.2020 : (PACE) Calcul des coefficients des châssis en fonction des environnements et valeurs Uw ou Ug introduites directement. La remarque n° 51 du 23.11.2020 : PACE (audit) Petit retour sur les châssis avec des panneaux opaques. La remarque n° 52 du 09.12.2020 : PACE (audit) Les volets roulants et leurs caissons intérieurs. La remarque n° 71 du 02.08.2021 : 1 Introduire Ug dans PACE en présence de Uw ; 2 Modifications des critères sur les vitrages. Toutes ces remarques sont mises en attachement pour faciliter la tâche de recherche d’archives qui se sont peut-être perdues, à cette heure, vu le temps passé. De toutes ces remarques, il n’y a pas eu grand-chose qui a évolué, à notre connaissance. Il y a eu plusieurs versions successives de PACE depuis le 27.06.2022 (n° 16012) jusqu’au 22.08.2022 (n° 16242) mais puisque vous ne communiquez pas sur les modifications implémentées, c’est difficile de s’y retrouver. Des corrections de bugs corrigés, peut-être ? On se contenterait déjà des importantes, pas des virgules qui manquent à gauche et à droite... On peut maintenant introduire directement Ug lorsqu’on introduit la valeur Uw. C’est déjà ça. Mais il n’y a toujours pas de possibilité d’introduire la valeur des panneaux opaques Up lorsqu’on encode un Uw. C’est comme si le panneau d’une porte ou d’une fenêtre n’avait aucune importance pour l’amélioration d’un châssis. Et en tout cas, comme il est dit dans la remarque n° 51 du 23.11.2020, on ne peut pas rappeler à l’entrepreneur, par la lecture de l’audit, de respecter l’exigence maximale de 1,1 W/m²K pour un panneau, puisque ça n’apparait pas dans l’audit si une valeur Uw est encodée. Ce poste n’est même pas non plus repris dans la nomenclature de l’annexe technique n° 4. La modification de l’arrêté pour baisser l’exigence de l’octroi des primes sur des vitrages à 1,1 W/m²K a d’ailleurs été un très mauvais coup pour une rénovation de qualité durable (projetée en principe pour 2050 !). Je reviens notamment sur cette décision malencontreuse dans la remarque n° 71 du 02.08.2021. En Wallonie, il semble que pour aller de l’avant, on enclenche la marche arrière. Le ministre et ses conseillers avisés n’ont même pas saisi l’occasion d’introduire dans l’arrêté, l’interdiction d’utiliser des intercalaires métalliques pour les vitrages de haute qualité, qui plombent le résultat global d’un châssis. Du coup, les gens qui aiment bien les « petits bois » (réels ou insérés entre les feuilles des vitrages) ont quand-même des primes pour un résultat lamentable mais “officiellement” durable. Il est évidemment aberrant de fabriquer des doubles vitrages de haute qualité selon la norme 673 (au centre du vitrage) en les entourant d’un anneau métallique ! Mais ça se fait encore, hélas... De plus, à l’occasion (de modifier cet arrêté), on aurait pu aussi ajouter un zéro à la 2e décimale des valeurs de Uw et de Ug, pour éviter des dérives jusqu’à 4 points. Mais non, ça n’a pas été fait. Encore une autre occasion de ratée. Cependant, si on modifie aussi facilement un arrêté pour les besoins de la cause (des menuisiers qui se sont gourés), cela pourrait être fait sans tarder. Dans le but de tenter de simplifier le traitement des primes sur les châssis, on a donc inventé le système de la moyenne pondérée des valeurs Uw sur l’ensemble des châssis remplacés. Ce qui permet aux menuisiers de faire passer au bleu des châssis moins bons qui tirent cette moyenne vers le fond. Mais ce n’est rien, le demandeur aura quand-même la prime (avec un Uw moyen maximum de 1,54 W/m²K). Pas très beau, comme résultat durable ! Dans le rapport d’audit, c’est l’auditeur-certificateur qui détermine le type de châssis qu’il faut remplacer dans le bâtiment, puisqu’on part de la situation existante (voire modifiée) à améliorer et qu’il faut faire un certificat sur cette base pour les audits de type 1. J’ai déjà longuement dit ce que j’en pensais (pas que du bien) mais en Wallonie, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, et plus couteux ? D’autant que, question précision des certificats PEB, on n’a pas encore fini d’en rire. À ce niveau élémentaire des calculs, le logiciel pourrait très bien faire tout seul une estimation du certificat de la situation existante, comme il le fait pour la situation améliorée. C’est donc le logiciel qui calcule la valeur de chaque type de châssis existant, à défaut d’avoir une preuve acceptable (ce qui est rare). L’entrepreneur ne s’en soucie absolument pas. Les valeurs Uw présentées dans les devis/factures donnent rarement une indication sur l’origine de leur calcul. C’est parfois la NBN 62-002, et d’autres fois la norme ISO 10077, et encore. On ne sait, puisqu’ils n’ont pas l’obligation de l’indiquer, ils ne l’indiquent donc pas… Cette obligation devrait faire partie de l’arrêté. Elle aurait déjà pu l’être ! Comment peut-on se fier aussi naïvement à du vague brouillard dans ce domaine important ? Il doit y avoir un minimum d’indications normatives dans les preuves acceptables fournies par les entrepreneurs. On constate qu’ils ne le font pas d’initiative, c’est pourquoi il faut les y obliger. C’est notre seule certitude que des primes sont données à bon escient. Pour la clarté et la simplification du système, ce serait utile que l’outil logiciel serve de base au calcul des coefficients, quitte à le sophistiquer quelque peu pour les audits. Dans l’état actuel des choses, si l’auditeur n’a pas connaissance d’un devis accepté, avant de déposer l’audit sur le serveur, il est donc impossible d’éviter qu’il se charge du rapport de suivi, ce qui engendre des frais pour le demandeur. Mais évidemment, cela libère l’administration de quelques dossiers. Ceci expliquerait-il cela ? Mais dans ce cas, ce serait une piètre raison par rapport au but recherché par le ministre pour la Wallonie. De nombreux entrepreneurs donnent des valeurs de Ug, presque jamais de Uf, jamais de Up (puisque l’annexe n° 4 ne le demande pas) et parlent exceptionnellement des intercalaires, sans nécessairement donner leurs valeurs Psi. La plupart du temps, le coefficient Uw est fourni sans référence à une norme de calcul. De plus, pour calculer la moyenne des coefficients, ils utilisent les dimensions intérieures du châssis. Par contre, l’auditeur calcule les primes sur base des dimensions du code PEB, c’est-à-dire celles du «jour vu» et il y a une différence. Dans le tableau ci-dessous, les différences entre la surface de la baie de «jour vu» et la surface des châssis correspondants sont calculées, par rapport à la surface de «jour vu». Pour des châssis entre 0,50 m² et 4 m² de surfaces, et avec des rapports largeur/hauteur L/H allant de 0,25 jusqu’à 4, les différences s’échelonnent entre 7 % et 30 % pour des battées de 5 cm. Quand on fait un rapport de suivi, on prend la valeur moyenne fournie par l’entrepreneur (sans justification mais sur base des surfaces intérieures) et on l’applique aux surfaces des baies existantes ou transformées, plus petites entre 7% et 30 %, selon les tailles des baies et leur rapport L/H. Le résultat est-il correct ? Et les primes aussi ? Pas d’importance, apparemment… C’est l’insouciance wallonne. Et les nœuds constructifs périphériques des baies ? On s’en tape ! Aucune exigence PEB n’est imposée aux entreprises et cela ne se trouve même pas à la page 61 de la brochure explicative qui est remise au demandeur, censée l’aider à dialoguer avec les entrepreneurs… La plupart des changements de châssis ne tiennent pas compte du fait qu’on va isoler les murs, soit par l’extérieur, soit par l’intérieur. Quand il y a de l’isolant dans les ébrasements, extérieurs ou intérieurs, il est souvent très mince et ne se raccorde pas comme c’est préconisé en PEB pour limiter les effets négatifs des nœuds constructifs périphériques à la fenêtre. Et parfois, il n’y a même pas du tout des retours isolants sur les ébrasements, ce qui rend l’amélioration particulièrement peu... durable. Du coup, tant pour les déperditions des châssis eux-mêmes que pour les raccords périphériques, et pour les surfaces, le logiciel PACE ne permet pas de calculer toutes les pertes causées par les baies dans les parois. Les différences des surfaces peuvent créer des problèmes lors de l’examen des dossiers. Reprenons par exemple le cas des volets caissonnés au-dessus des châssis, évoqués dans la remarque n° 52 du 09.12.2020. Car même s’il y a une localisation des châssis dans le document de l’entrepreneur, on ne peut pas savoir à quoi ils correspondent dans l’audit qui globalise ces surfaces par types de châssis. Or on a le moyen de le savoir par la description de l’enveloppe qui se trouve dans l’encodage, à condition qu’elle soit un peu développée. Lorsqu’on fait la nomenclature des châssis façade par façade dans l’audit, on peut les nommer clairement (châssis avant du living, châssis de la petite chambre arrière au 1er, etc…) et on a chaque fois le type de châssis existant correspondant. Bien souvent, les devis/factures des menuisiers se basent sur une liste numérotée des châssis avec leurs dimensions (intérieures) sans localisation précise. Une première piste de clarification serait de fournir dans l’audit la liste des positionnements des châssis en fonction de leurs types. Les menuisiers pourraient s’y référer facilement. Et tout serait plus clair pour tout le monde. Avec l’avantage de pouvoir travailler sur les occultations solaires en situation améliorée, ce qui n’est pas possible actuellement. Enfin, il serait utile de pouvoir introduire dans la liste du logiciel, une coupole à 4 parois (type Skylux 4P) parce que les coupoles à 3 parois ne respectent pas les exigences actuelles. En outre, les 4P vont certainement apparaitre de plus en plus en certification après des opérations d’audits. Et encore un petit dernier pour la route : il s’agit de l’évocation des protections solaires des baies dans le logiciel actuel, complètement évanescent sur ce sujet important, sauf à passer par du refroidissement actif, même fictif, dans la situation existante. Il avait été abordé en 2e partie de la remarque n° 38 du 24.07.2020. Voilà plus de 2 ans déjà sans avancée pour un élément capital dans la consommation énergétique des bâtiments : la surchauffe, qui peut être largement aggravée par l’isolation thermique poussée, promotionnée par les opérations d’audits actuelles. On peut aussi remonter à mon envoi du 09.09.2019 qui abordait déjà ce problème (en annexe). Il semblerait qu’en Wallonie, l’urgence climatique soit un concept relatif qui ne fait pas chauffer les neurones dans le domaine qui nous concerne. Je reste à votre disposition pour toute discussion exhaustive qu’il serait utile d’avoir rapidement (depuis les fois que je le répète). Merci pour votre attention constructive, Alain MEESSEN, Vice-président de l‘asbl PEEB.
20220830 Remarque n° 90 : Diverses considérations complémentaires sur les châssis de portes et fenêtres. content media
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Ir.architecte.meessen
27 août 2022
In PAE primes, procédures & admin
From: Ir. Architecte Meessen Sent: Saturday, August 27, 2022 10:28 AM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; contact@peeb.be ; Spies Nicolas (C.C.W.) ; Ir. Architecte Meessen ; Aniset Julien (C.C.W.) Subject: 20220826 Remarque n° 89 : Autre problème avec les certificats de conformité Bonjour à vous. Voici la remarque n° 89 qui concerne une observation sur un texte du rapport d’audit produit avec la version PACE n° 16233 du 22.08.2022, à propos de la date de validité d’un certificat de contrôle. Ceci est peut-être lié aux considérations de la remarque n° 85 du 17.06.2022 (en annexe) après modification du logiciel, mais c’est vous qui voyez. Puisque vous ne communiquez pas sur les changements qui sont introduits dans les version successives, je ne peux pas vous aider là-dessus. En fait, en entrant une date de validité d’un certificat de contrôle antérieure à la date de dépôt d’un audit sur le serveur, le texte qui apparait dans le rapport d’audit à la page 7 est le suivant : “L’attestation de contrôle de l’installation arrive bientôt à l’échéance.” Bientôt ? Or il se fait que l’échéance est déjà dépassée ! Au niveau du logiciel, il devrait y avoir un avertissement disant que “la date est dépassée”, au moins quand on sauvegarde le fichier (la date de la sauvegarde est connue). Et de toute façon, dans ce cas, on ne devrait même pas pouvoir envoyer le fichier sur le serveur. Ceci permettrait notamment d’éviter l’erreur d’encoder la date du certificat de contrôle et non pas sa date de validité... Quant à l’introduction d’un avertissement comme ci-dessus dans le rapport d’audit, cela peut se comprendre quand la date de validité du contrôle est postérieure à la date du dépôt sur le serveur. Mais il faudrait encore nommer ce que voudrait dire “arrive bientôt à échéance” : bientôt, c’est 1 mois, 2 mois, 1 an ? Il vaudrait mieux citer précisément la date de l’échéance. Et aussi préciser, tant à l’auditeur qu’au demandeur, qu’il pourrait y avoir un problème lors de l’introduction d’une future demande de rapport de suivi des travaux, si la date de validité du contrôle devient entre-temps, postérieure à la date de la demande. Pour autant que vous soyez d’accord que c’est normalement la date de la demande qui compte, et non pas la date d’examen de la demande par l’administration (plusieurs mois plus tard), comme c’est discuté dans la remarque n° 85. Maintenant, il reste à résoudre clairement ce qu’on doit faire quand le certificat est arrivé à échéance au moment où on introduit une demande de rapport de suivi. Simplement refaire un nouveau certificat de contrôle avant d’introduire la demande ? Mais s’il faut faire des travaux d’appropriation de l’installation, comment peut-on introduire une demande de prime pour ce travail ? Cette question était déjà dans la remarque n° 85 du 17.06.2022. Elle n’a pas encore reçu de réponse. En attendant la prochaine version de PACE, recevez mes amitiés, A. MEESSEN, vice-président de l’asbl PEEB.
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Ir.architecte.meessen
07 août 2022
In Relais PEEB / enveloppe
Cette remarque est issue d'un constat qui remonte loin dans le temps mais puisque rien ne bouge, il faut bien de temps en temps secouer le prunier de la PEB. Elle revient sur des calculs comparatifs de la part de consommation énergétique due à l'inétanchéité à l'air, pour 3 logements de surface Ach et de volume identique, mais de surfaces de déperditions différentes. Le résultat est que ces 3 logements ne sont pas traités d'une manière équitable par la méthode de calcul PEB pour le poste de l'inétanchéité à l'air. Et l'importance relative de cette inéquité augmente avec la qualité thermique des parois de déperditions des logements, alors que les débits dus à l'inétanchéité n'en dépendent pas. Selon les cas, ce traitement inéquitable a une incidence sur le résultat de leur certificat PEB, ou encore sur les dépenses nécessitées par l'obligation de respecter des résultats de labels de certification en audit, ou des exigences PEB, par exemple. Cela pourrait aussi avoir des conséquences pénibles pour les propriétaires de logements, si la Région décide de baser sa politique énergétique future sur des certificats PEB tels qu'ils sont calculés pour le moment. Sur ce forum, on a déjà amplement montré le manque de fiabilité des certificats PEB basés sur les méthode et protocole actuels. Bref, si on veut traiter les logements d'une manière équitable, il faudrait se baser sur le taux de ventilation par inétanchéité, et non pas sur le débit spécifique par rapport au total des surfaces de transmission. La remarque se termine sur un rappel d'une remarque précédente de la campagne de 2013 sur la ventilation PEB en général (hygiénique et par inétanchéité). Elle est numérotée n° 80.11, page 30 des préliminaires du 13.03.2014 de l'expertise demandée par la DGO4 en 2013 (ci-dessous). Elle revient notamment sur la comparaison entre des débits de ventilation hygiénique de 25 logements audités (avec un calcul selon la NBN 0-001) et les débits calculés selon la formule utilisée dans la méthode PEB, document qui date du 28.02.2010 et qui avait été transmis au responsable PEB de l'époque. Cette comparaison montre un décalage systématique entre les 2 courbes d'allure exponentielle, s'écartant de plus en plus pour des grands volumes. La conclusion est que la ventilation hygiénique PEB ne devrait pas être basée sur le volume protégé, mais sur les surfaces à ventiler où, par le biais de la NBN 50-001, il y a des débits limités par des maximums et des minimums. Ainsi, un bâtiment volumineux n'aurait pas nécessairement un débit de ventilation beaucoup plus important qu'un autre plus petit. Cela dépend principalement du nombre de pièces à ventiler, de leur nature et de leurs surfaces. Tant en PEB qu'en audits, la méthode demande aux opérateurs (Responsable PEB ou Auditeur-logement), de fournir les surfaces des pièces sèches et des pièces humides pour en calculer les débits de ventilation hygiénique selon la NBN 50-001. Une discordance entre la législation PEB et les audits avait cependant été relevée avec la remarque n° 33 du 07.07.2020, concernant les châssis des pièces sèches à remplacer. Rien n'a évolué à ce propos. L'encodage systématique des surfaces des pièces sèches et des pièces humides pourrait être inscrit dans le protocole de la certification PEB, et servir au calcul des débits, pour placer les 3 méthodes sur le même pied sur ce point. Enfin, la modification de la méthode de calcul PEB est une matière régionale et pourrait facilement être implémentée sans se soucier de l'avis des autres régions. Prétexte souvent ânonné par l'administration pour justifier un certain immobilisme en la matière, notamment pour le logiciel PEB dont les frais sont partagés. Pour les autres logiciels (certification et audit dans PACE), ce n'est pas le cas. Mais de toute façon, si la méthode de calcul PEB sur la ventilation hygiénique et sur l'inétanchéité est caduque et conduit à des surestimations des consommations théoriques conventionnelles, cela concerne les 3 régions du pays, avec les graves conséquences qu'on a déjà évoquées de nombreuses fois sur ce forum. Je lasse cela à vos réflexions et à vos remarques éventuelles. En tout cas, "qui ne dit mot consent" et personnellement, je ne consens pas ! From: Ir. Architecte Meessen Sent: Wednesday, August 3, 2022 12:47 PM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Spies Nicolas (C.C.W.) ; Aniset Julien (C.C.W.) ; contact@peeb.be ; Roger Vanparys (Test-Achats) ; Olivier Lesage (Test-Achats) ; Philippe Mercier (Test-Achats) Subject: 20220803 Remarque n° 88 Inétanchéité en PEB : un indicateur inéquitable Benoît, Carole, bonjour. Voici la remarque n° 88 qui envisage des problèmes d’inéquité entre logements, générée par la méthode de calcul PEB de l’inétanchéité des bâtiments. Les concepteurs de la méthode PEB et leurs validateurs, ne se sont apparemment pas rendu compte que l’indicateur utilisé n’était pas le plus équitable pour la comparaison entre les bâtiments, but annoncé de la certification PEB qui en résulte. En effet, c’est procéder à l’envers. Au lieu d’avoir un paramètre qui se focalise vraiment sur le renouvèlement de l’air intérieur, la méthode PEB l’en a rendu indépendant en introduisant dans son calcul, la surface enveloppe de son volume protégé. Ce qui donne comme résultat que plus cette surface augmente (à volume constant), plus son influence est importante sur le renouvèlement en air par inétanchéité exprimé en m³/h.m². Et donc sur le résultat des BNE, et finalement sur les consommations en énergie primaire (toutes autres choses restant égales). C’est purement formel et ça ne dépend même pas de la qualité variable des surfaces respectives, en ce sens qu’il y aurait de grosses différences d’étanchéité entre un plancher en béton sur sol (par exemple) et une façade avec des baies vitrées ouvrantes. Cette anomalie peut être montrée facilement en comparant les différents cas possibles d’un appartement de même surface Ach, même volume protégé, et qui aurait des surfaces de déperdition variables, en fonction de son emplacement dans son building. Cet appartement-type a un Ach de 100 m² (14,29 m x 7,00 m). Son volume protégé est de 300 m³ (hauteur PEB : 3,00 m). Pour pouvoir calculer les consommations primaires de cet appartement, j’y ai mis des fenêtres sur 2 façades opposées (Uw = 3,10 W/m²K). Pour le 2e cas, on ajoute une façade latérale aveugle (U = 1,70 W/m²K), l’appartement étant sur le côté d’un building. Et pour le 3e cas, il se trouve sous la toiture et il y a une 4e face qui s’ajoute : un toit de U = 2,90 W/m²K. On y place une chaudière au gaz à condensation, rendement par défaut, avec une régulation en température glissante et des radiateurs. Il n’y a ni ventilation, ni fabrication d’ECS. Ceci permet de calculer les consommations théoriques en énergie primaire pour le chauffage. 1er cas : Avec une double face extérieure vitrée de 21 m² chacune (au centre d’un building), il aura une inétanchéité par défaut à 50 Pa, de 12 m³/h.m² x 42 m² = 504 m³/h. Si le volume intérieur est pris conventionnellement à 80 % du volume extérieur (comme dans la N.I.T. 155), il vaut 240 m³. Cet appartement a un n50 par défaut de 504 / 240 = 2,10 h-1. Le poste de l’inétanchéité est dans les BNE à la valeur absolue de 462,67 kWhc (sur 7.608,85 kWhc soit 6,08 % dans l’exemple). Le certificat est à C 181 (13.930,26 kWhp en chauffage). 2e cas : Si cet appartement a une 3e face extérieure (bord latéral d’un building), il aura une surface de déperdition de 42 + 14,29 x 3,00 = 84,87 m². Et une inétanchéité par défaut de : 84,87 x 12 = 1.018,44 m³/h. Peu importe la qualité d’exécution des parois. Ce débit ne dépend que des surfaces de transmission. Avec le même volume intérieur conventionnel (240 m³), cet appartement a un n50 par défaut de 1.018,44 / 240 = 4,24 h-1. Soit une surventilation par inétanchéité conventionnelle de 102 % par rapport au 1er cas (plus du double du 1er cas, donc !). L’équité de traitement PEB entre ces 2 appartements n’apparait pas au premier coup d’œil ! Le poste de l’inétanchéité est dans les BNE à la valeur absolue de 934,93 kWhc (sur 12.427,65 kWhc soit 7,52 % dans l’exemple). D 269 (22.752,51 kWhp en chauffage). Si on avait conservé le taux de ventilation du 1er cas (2,10 h-1 soit 5,94 m³/h.m²), l’appartement aurait eu des BNE de 11.999,05 kWh et un résultat de 21.967,83 avec D 261. En appliquant le taux de ventilation d’inétanchéité par défaut de 12 m³/h.m², on a aggravé artificiellement la consommation énergétique calculée de 3,57 %, alors qu’elle n’a pas changé en fait. 3e cas : Si cet appartement a une 4e face extérieure (angle supérieur de building ou angle inférieur au-dessus d’un parking non chauffé, indépendamment d’un éventuel facteur de hauteur), il aura une surface de déperdition de 42 + 14,29 x 3,00 + 100,00 = 184,87 m². Et une inétanchéité par défaut de : 184,87 x 12 = 2.218,44 m³/h. Avec le même volume intérieur conventionnel (240 m³), cet appartement a un n50 par défaut de 2.218,44 / 240 = 9,24 h-1. Soit une surventilation par inétanchéité conventionnelle de 392 % par rapport au 1er cas et de 118 % par rapport au 2e cas. Le poste de l’inétanchéité est dans les BNE à la valeur absolue de 2.036,53 kWhc (sur 31.968,16 kWhc, soit 6,37 % dans l’exemple). L’inéquité de traitement PEB de ce 3e appartement est largement aggravée par rapport aux 2 premiers cas. On a G 627 (58.527,23 kWhp en chauffage) si on considère un toit de U = 2,90 W/m²K. Si on avait conservé le taux de ventilation du 1er cas (2,10 h-1 soit 2,73 m³/h.m²), l’appartement aurait eu des BNE de 30.456,47 kWhc et un résultat de 55.759,63 kWhp avec G 599. En appliquant le taux de ventilation d’inétanchéité par défaut de 12 m³/h.m², on a aggravé artificiellement la consommation énergétique calculée de 4,96 %, alors qu’ elle n’a pas changé en fait. Il est à noter que l’aggravation du poste de l’inétanchéité dans les BNE influence le résultat du taux d’utilisation des gains internes et solaires, en augmentant artificiellement les déperditions, selon la formule PEB du calcul du taux d’utilisation qui y fait intervenir les déperditions. Le 1er cas était à 0,49 en moyenne. On passe de 0,53 à 0,54 dans le 2e cas, et on est sous l’arrondi à 0,62 dans le 3e cas mais les résultats de certains mois varient d’un point (avec l’arrondi). Ceci édulcore un peu le résultat de l’aggravation. Du point de vue de la certification PEB, l’inétanchéité par défaut est la cause d’un apport de BNE (et de consommation primaire spécifique, si les systèmes sont identiques) qui varie dans ces mêmes proportions pour les appartements respectifs. Ce n’est déjà pas normal. Les appartements du 2e et du 3e cas sont clairement pénalisés par ce seul paramètre, indépendamment des autres éléments du calcul. Alors que le poste de consommation énergétique dû à la ventilation hygiénique calculée par la méthode PEB, restera identique pour les 3 appartements, même s’il n‘y a pas de ventilation hygiénique organisée ! Ceci se retrouve dans les exigences PEB de ces logements. En effet, si les appartements doivent respecter les mêmes exigences globales, ceux du 2e et du 3e cas devront compenser la surestimation de leur ventilation par l’inétanchéité conventionnelle par défaut, par des dépenses supplémentaires sur les autres postes du calcul global. Et même si ce n’est pas par défaut. Où est l’équité ? Si on examine ce qui se passe dans le cas d’un audit-logement, on retrouve les mêmes tendances, quand on utilise la valeur par défaut de l’inétanchéité à l’air. Mais de toute façon, quand on encode simplement une valeur estimée “moyenne” (8,00 m/h.m²) ou “bonne” (3,00 m²/h.m²), cela n’a aucune influence sur le résultat de la certification PEB qui calcule toujours en utilisant la valeur par défaut de 12,00 m³/h.m² dans ces 2 cas. Or on demande l’auditeur d’atteindre le label A de la certification PEB au bout de toutes ses propositions d’améliorations. Ce qui l’induit donc à pousser les feux pour d’autres postes du calcul, parfois en dehors des limites de rentabilité raisonnables. Et ce qui conduit parfois à des réactions de refus de la part des demandeurs. Le seul moyen de faire bouger les choses est de passer aux “valeurs-cibles” qui introduisent la nécessité de faire exécuter un test de Blower Door, qui n’est pas gratuit. Cependant, si les valeurs-cibles étaient les mêmes pour les 3 cas d’appartements cités ci-dessus, on retrouverait évidemment les mêmes tendances signalées, puisque le paramètre utilisé dépend uniquement de la surface de déperdition. Du coup, le traitement de l’amélioration d’appartements identiques dans un même building, mais placés dans des configurations différentes par rapport à son enveloppe, entrainera, pour atteindre le label A, des dépenses plus importantes dans les cas 2 et 3, toutes autres choses étant égales. Et des primes à l’avenant... Est-ce équitable ? De plus, imaginons qu’on aille jusqu’au bout des opérations d’améliorations proposées dans l’audit, il faudrait passer par un test de Blower Door, pour savoir quelle est exactement la valeur de ce paramètre d’inétanchéité, en vue de certifier ces appartements. Avec un test global sur l’immeuble, si on veut garder l’équité de certification entre les logements, il ne faut pas utiliser la valeur en m³/h.m², mais bien le n50, puis l’adapter aux surfaces de déperditions de chaque logement. Au vu de tout cela, il faudrait remplacer le petit v̇50 par le n50 dans tous les calculs PEB ou dérivés (bâtiments neufs en PEB, certification PEB et audits-logements). La valeur du n50 par défaut devrait s’inspirer des valeurs de la NBN 12831 et de son annexe nationale, pour garder une cohérence entre les divers calculs thermiques effectués. À ceux qui auraient des réticences à bousculer rudement le dogme PEB établi pour les 3 régions en 2010, je ferai remarquer que la méthode de la certification comme celle de l’audit-logement sont des législations régionales. Il n’est donc pas nécessaire de demander l’avis des 2 autres régions pour modifier ces 2 méthodes et les rendre cohérentes et équitables. Qu’attend-on ? Il faudrait évidemment aussi l’introduire pour certifier les logements neufs, calculés en surestimation par la méthode PEB, pour rester logiques avec le reste du parc des logements (qui est largement majoritaire). J’ai déjà montré ce qu’il faudrait faire pour amener la certification des logements neufs au niveau de celle pour les logements existants. Ce qui n’est pas du tout le cas actuellement. Et aussi, faire ce qu’il faut pour limiter les surestimations flagrantes de la certification en Wallonie, toujours grâce à notre autonomie régionale. Si on ne le fait pas rapidement, déjà que ça flanque des dépressions profondes aux propriétaires de logements existants depuis plus de 12 ans maintenant, une politique énergétique basée sur ces certificats à la consommation surestimée, va conduire à de gros problèmes dans un futur proche. Je vous l’ai déjà dit plusieurs fois mais ça ne semble pas évoluer dans le bon sens. On voit déjà ce que ça donne sur la base des audits-logements qui, à cause de cette surestimation énergétique globale, augmentent artificiellement les primes-habitations et obligent les auditeurs à forcer sur certains postes du calcul pour pouvoir obtenir le label A, cher au ministre. Pour le “décarboné”, on verra plus tard (quand ?)... mais c’est du même tonneau. Avec le taux de ventilation par inétanchéité tel qu’il est pris par défaut, on a largement assez pour la ventilation d’un logement, d’une manière globale. Je sais qu’il existe en réalité des endroits de certains bâtiments qui sont mal ventilés, alors que c’est largement suffisant au point de vue global. Mais enfin, ici, on parle globalement. Ce qui fait que si on ajoute une ventilation calculée conventionnellement en fonction du volume (alors qu’elle devrait l’être par rapport aux surfaces des pièces selon leurs fonctions respectives, avec des minimums et des maximums), on aboutit finalement à des logements qui seraient parcourus par des violents courants d’air insoutenables, qui pèsent très lourd dans la balance des consommations théoriques calculées par cette méthode PEB. J’avais déjà abordé ce problème dans la remarque n° 80.11 des préliminaires du 13.03.2014 pour mon rapport d’expertise PEB que vous m‘aviez demandé en 2013 (je vous le remets en annexe pour une relecture que j’espère attentive). C’était aussi lié au décalage systématique entre la ventilation hygiénique selon la NBN D 50-001 de 25 logements audités avant 2010 et la formule PEB, qui apparait dans un graphique parlant (en annexe), et qui vous a été envoyé le 06.03.2010. Ces éléments importants sont restés sans suite et c’est problématique parce que c’est souvent une attitude chronique, de votre côté, pour ne pas prendre les problèmes à bras le corps. En attendant votre suivi, acceptez mes salutations, Alain MEESSEN, Licencié en Physique du Bâtiment, vice-président de l’asbl PEEB. P.S. 1 : L’étanchéité est présentée à cette adresse en Wallonie. Mais dans les conséquences d’une mauvaise étanchéité, il y a des corrections qui s’imposeraient parce que ce n’est pas exact du point de vue scientifique. Et notamment un graphique de l’évolution des pressions de vapeur dans une paroi, tiré de Energie+, qui est erroné. Il se retrouve malheureusement aussi dans les slides de la formation des auditeurs-logements et je vous l’ai signalé dans mes remarques n° 20 et n° 38 sur le fichier 4.2. P.S. 2 : cette remarque est envoyée aux responsables de la “cellule énergie” de la C.C.W., et aux journalistes scientifiques de Test-Achats car l’inéquité de traitement engendrée par la méthode PEB a un impact sur le budget des consommateurs, bâtisseurs ou acheteurs, qui vaut la peine d’être examiné, par les temps qui courent.
20220803 Remarque n° 88 Inétanchéité en PEB : un indicateur inéquitable content media
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Ir.architecte.meessen
21 juin 2022
In Relais PEEB / logiciels
Cette remarque n° 86 est un rappel du rappel (25.08.2021) de la remarque n° 47 du 23.09.2020 : "PACE (audit) demande d'amélioration d'une paroi qui n'existe plus en Situation initiale modifiée", qui n'a toujours pas été implémentée dans la version actuelle du 21.09.2021 (n° 14858). En espérant qu'elle le sera dans celle qui devrait venir le 27.06.2022... Suspense ! From: Ir. Architecte Meessen Sent: Monday, June 20, 2022 2:21 PM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Spies Nicolas (C.C.W.) ; Ir. Architecte Meessen ; contact@peeb.be Subject: 20220620 Remarque n° 86, rappel du rappel de la remarque n° 47 Fw: 20210825 Tr : 20200923 Remarque n° 47 PACE (audit) demande d'amélioration d'une paroi qui n'existe plus en Situation initiale modifiée Benoit, Carole, bonjour. Voici ma remarque n° 86 : rappel du rappel (25.08.2021) de la remarque n° 47 (23.09.2020). Je viens encore une fois de tomber sur le problème d’une paroi fantôme, supprimée en S.I.M., dont le logiciel demande quand-même une amélioration ! Cette fois-ci, c’est une toiture inclinée. La version n° 14858 du 21.09.2021 de PACE n’a pas opéré cette correction, depuis le temps que c’est signalé (le 23.09.2020, soit un an avant). Évidemment, pour sauter cet obstacle dû à un bug de conception informatique, on peut toujours améliorer cette paroi qui n’existe plus mais ça devient gênant et loufoque, en face de demandeurs qui sont un peu attentifs... En espérant aussi que nous n’allons pas payer la correction avec le produit de nos taxes et impôts, comme beaucoup d’autres. Ce qui m’ennuie un peu, c’est la déclaration de Sylvie, citée dans mon mail du 23.09.2020, ci-dessous : “C’est la manière qu’on nous a demandé d’implémenter les aspects non énergétiques”. Qui est donc ce “on” ? Et prendra-t-il la responsabilité de supporter financièrement la correction de cette erreur ? Rassurez-moi ! Dites-moi que le problème de ces parois qui sont toujours là alors qu’elles ont été enlevées, sera enfin réglé avec la publication de la future version de PACE, prévue pour le 27.06.2022. Merci, Alain MEESSEN, Vice-président de l’asbl PEEB. From: Ir Architecte Meessen Sent: Wednesday, August 25, 2021 5:33 PM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (Cabinet du minstre Henry) ; Olivier Biérin (Député wallon) ; contact@peeb.be ; Spies Nicolas (C.C.W.) Subject: 20210825 Tr : 20200923 Remarque n° 47 PACE (audit) demande d'amélioration d'une paroi qui n'existe plus en Situation initiale modifiée Benoit, Carole, bonjour. Je retombe encore une fois sur le problème signalé par la remarque n° 47 du 23.09.2020 (PACE (audit) demande d'amélioration d'une paroi qui n'existe plus en Situation initiale modifiée). Un plancher de grenier disparait dans la situation initiale modifiée, il est mis à zéro pour sa surface et l’escalier vers le grenier, qui est une annexe accolée, a disparu aussi. Mais le logiciel continue à demander une amélioration pour cette paroi qui n’existe plus ! Comment est-ce possible que, presque 1 an après cette remarque n° 47, rien n’ait été fait pour enlever ce bug de conception ? Car pour passer outre ce message d’”erreur” (sic), on n’a pas le choix que d’indiquer un travail d’amélioration pour cette paroi disparue (EGHTI2 : Remplacement de la couverture de toiture). Ça passera pour l’audit mais qu’est-ce que ça donne pour le rapport de suivi ? Depuis le temps que c’est signalé, vous avez peut-être déjà vu apparaitre ce problème dans un rapport de suivi. Merci de me signaler rapidement comment il faut faire pour éliminer ce bug dans l’encodage. Et surtout, faites-le disparaitre du logiciel dans la prochaine version. Merci, Alain MEESSEN Vice-président de l’asbl PEEB. De : Ir Architecte Meessen Date : mercredi 23 septembre 2020 15:31 À : Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc : Architecte Nicolas Csik ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Yvain Stiennon (PEEB) ; Carol Pisula Objet : 20200923 Remarque n° 47 PACE (audit) demande d'amélioration d'une paroi qui n'existe plus en Situation initiale modifiée Benoit, Carole, bonjour. Voici ma remarque n° 47. Il s’agit d’une demande de PACE en audit d’améliorer une paroi qui n’existe plus ! Dans la Situation initiale modifiée d’un projet d’audit, j’ai supprimé le Plafond horizontal du 2e étage, qui est T1 Plancher du grenier. Il est barré dans le tableau ci-dessous. Il est bien mis à zéro dans l’onglet Types de toiture (dans la case Situation initiale modifiée : surface brute), et aussi dans l’onglet Types de toitures de la Situation rénovée. Cet élément n’existe plus en principe. Pourtant, en Situation après rénovation, onglet “Types de toitures rénovées” et aussi dans les résultats généraux, le logiciel envoie un message d’erreur à son sujet qui veut qu’on lui mette la recommandation EGHTI2, ce qui n’a pas de sens, puisque cette paroi n’existe plus (Surface nette après rénovation = 0). Ça me paraissait tellement gros que j’ai interrogé Sylvie CALLENS qui me répond : “tous les problèmes non-énergétiques qui sont actuellement là (= situation initiale), doivent être résolu/coché dans la situation après rénovation (= même les problèmes qui ne vont plus être là une fois que situation modifiée est implémenté). C’est la manière qu’on nous a demandé d’implémenter les aspects non énergétiques.” D’après elle, ce serait donc de votre initiative ou de celle de l’ICEDD de procéder ainsi pour des “problèmes non énergétiques” présents en situation initiale. Mais déjà, c’est étonnant qu’on doive s’occuper en Situation rénovée, d’une paroi qui n’est plus concernée... Cependant, la recommandation EGHTI2 demande de “remplacer la couverture de la toiture”. Passons sur le fait que cette “toiture” n’en est pas une puisqu’elle a été déclarée contigüe à un espace non à l’abri du gel... C’est peut-être une question de finesse de vocabulaire pour désigner ce type d’élément. On pourrait certainement faire un effort de précision de vocabulaire pour ces parois avec des déperditions vers le haut : c’est une “toiture” quand elle est contigüe à l’extérieur, c’est )un “plafond” quand elle est contigüe à un EANC. Mais le plus important est qu’on ne devrait plus s’en occuper puisqu’elle a été supprimée de la liste dans la Situation initiale modifiée. Évidemment, si l’opération de suppression a seulement consisté à mettre sa surface à zéro, cela ne suffit manifestement pas pour les recommandations non énergétiques. Cette fausse “erreur de calcul” qui apparait en remarque, bloque la continuation du travail avec le tableau de synthèse, si on ne coche pas la case EGHTI2 pour faire disparaitre le message. La conséquence de cette opération de sauvetage incongrue est que la recommandation apparait dans la liste des travaux à faire et qu’elle se place dans le 1er bouquet. De mon côté, je considère qu’il s’agit d’un bug de conception qu’il faudrait voir disparaitre sans tarder. Car pour finir, cette recommandation inutile qui ne se fera pas, posera un problème dans le rapport de suivi du bouquet 1, que ce soit l’administration ou l’auditeur qui le fasse. Il faudra encore passer par des explication alambiquées pour tenter d’expliquer ce phénomène bizarre qui consisterait à ne pas devoir appliquer une recommandation sur une paroi qui est intégrée dans le volume protégé. Ce serait plus simple que pour toutes ces parois supprimées dans la Situation initiale modifiée, les recommandations non énergétiques n’apparaissent plus nécessaires au niveau du logiciel. On n’en parlerait plus. D’autant que je me souvienne, j’avais déjà fait précédemment cette opération de suppression d’un plancher de grenier et je n’avais pas eu ce problème. Pourquoi apparait-il maintenant ? Recevez mes amitiés, Alain.
20220620 Remarque n° 86, rappel du rappel de la remarque n°  47 Fw: 20210825 Tr : 20200923 Remarque n° 47 PACE (audit)... content media
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Ir.architecte.meessen
20 juin 2022
In PAE primes, procédures & admin
Lors de la création récente d'un rapport de suivi, l’administration s'est retrouvée devant un logiciel bloqué. La raison ? La validité du certificat de contrôle de l'installation électrique était dépassée. Or quand l'audit a été déposé, il n'y avait pas eu de blocage. Lorsque le demandeur a envoyé les documents pour le rapport de suivi, la date du certificat n'était pas encore dépassée. Mais vu le long délai d'attente de traitement, au moment où le fonctionnaire a ouvert le dossier, la date était dépassée. Que croyez-vous qu'il advint ? Eh bien, l'administration demande à l'auditeur de modifier son audit, tout simplement... Oui, mais, ce n'est pas aussi simple que ça. En effet, à la date de modification de l'audit, le certificat de contrôle ne sera plus valable. Du coup, il faut placer une appropriation de l'installation électrique dans le 1er bouquet. Ou bien attendre que le demandeur ait un nouveau certificat de contrôle pour que cette ligne n'apparaisse pas dans le 1er bouquet. Tout ça génère des frais et des pertes de temps dont ni le demandeur, ni l'auditeur ne sont responsables. Comme quoi les longs délais de traitement des demandes pourraient générer des problèmes à cause du dépassement des dates de validité de certains certificats. Mais indépendamment de cela, vu que l’audit est valable 7 ans, cela pourrait encore se passer plus tard dans le futur, puisque les certificats sont valables 25 ans. C'est certainement un aspect du problème à éclaircir rapidement. C'est l'objet de la remarque N° 85 ci-dessous. From: Ir. Architecte Meessen Sent: Friday, June 17, 2022 12:49 PM To: VAN GOETHEM Carole Cc: Benoit Fourez (DGO4) ; Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Spies Nicolas (C.C.W.) ; Ir. Architecte Meessen ; contact@peeb.be Subject: 20220617 Remarque n° 85 : un audit valablement déposé sur le serveur, ne le serait plus pour le rapport de suivi. Carole, bonjour. Je pense que le problème envisagé ci-dessous, doit générer la remarque n° 85 : un audit valablement déposé sur le serveur, ne le serait plus pour le rapport de suivi. Au moment où j’ai envoyé le fichier de A20210429******/01, il n’y avait pas eu de blocage, sinon, ça n’aurait pas marché. Le certificat de contrôle de l’installation électrique était valable jusqu’au 21.05.2022. Puisque vous traitez le rapport de suivi après cette date, la situation a changé. Il en serait d’ailleurs éventuellement de même, pour d’autres certificats (gaz, électricité) à date limitée. Les demandeurs me signalent qu’ils ont envoyé leur demande de rapport de suivi à l’administration, le 18.11.2021. En tout cas, l’auditeur a terminé sa mission depuis le 29.04.2021, voici plus de un an ! Il y a donc une série de problèmes sous-jacents à prendre en compte, me semble-t-il : 1. La modification de l’audit, quelle qu’elle soit, va générer des frais. Qui va les supporter ? 2. La modification de l’audit ne peut se faire aussi simplement de la façon dont tu parles car il y aura une demande d’un nouveau certificat de contrôle de l’installation électrique, vu que la date du précédent est dépassée actuellement. Cette nécessité engendre l’obligation pour les demandeurs, - soit de payer pour avoir un nouveau certificat, si l’installation peut encore être certifiée telle quelle, - soit de faire faire des travaux d’appropriation de l’installation pour pouvoir obtenir ce nouveau certificat. Que ce soit l’une ou l’autre solution, cela ne peut se faire rapidement et ce sont les demandeurs qui attendent. Si c’est la 2e solution (après passage d’un électricien pour faire un devis), les travaux d’appropriation pourraient faire l’objet d’une demande de prime en les plaçant en priorité dans le 1er bouquet. Dans ce cas, l’audit initial ne pourrait pas être simplement modifié par ce supplément dans le listing des travaux, sauf si tu me confirmes que cet ajout pourrait passer dans le n° 2 du même numéro initial. Et ceci ne serait de toute façon valable que dans le cas où l’administration n’a pas encore complètement traité le 1er bouquet. En généralisant, ce ne sera pas le même cas si ça arrive pour le suivi des bouquets suivants. 3. Pour traiter simplement ce dossier, il faudrait donc que l’administration admette que le dossier était valable au moment de la demande de rapport de suivi. Si ce n’est pas le cas, le problème soulevé n’est pas dû au demandeur, ni à l’auditeur. Je n’ai pas besoin de te rappeler le contenu de l’article 2 du chapitre 2 de l‘A.G.W. du 04.04.2019 : “Chapitre 2. Procédure de demande de réalisation d’un rapport de suivi de travaux par l’administration. Art. 2. Pour l’application de l’article 6 de l’arrêté, le demandeur introduit une demande de réalisation d’un rapport de suivi de travaux auprès de l’administration. Pour être complète, la demande est constituée : 1° du formulaire disponible auprès de l’administration et de ses annexes, dument complétés ; 2° des pièces et éléments justificatifs visés aux articles 3 à 13. L’administration adresse au demandeur un accusé de réception dans les quinze jours à dater de la réception de la demande visée à l’alinéa 1er. Dans les soixante jours suivant l’accusé de réception, l’administration invite le demandeur à fournir tout document nécessaire pour compléter la demande. Le demandeur dispose d’un délai de soixante jours à dater du courrier de l’administration pour fournir ces documents à l’administration. Le défaut de transmission des documents demandés par l’administration dans le délai prescrit à l’alinéa 4 entraine le rejet de la demande. L’administration réalise le rapport de suivi dans les trente jours de la réception de l’ensemble des éléments nécessaires à l’établissement dudit rapport. Le rapport de suivi est transmis par l’administration au demandeur dans les quinze jours à dater de son enregistrement sur la base de données.” 4. Lors de la constitution d’un dossier d’audit, ou d’une demande de rapport de suivi, faudrait-il donc à chaque fois anticiper le long délai de traitement du rapport de suivi par l’administration, pour provoquer un renouvèlement d’un certificat de contrôle, générant des frais, et peut-être l’inscription d’un travail d’appropriation de l’installation qui devrait être placé dans le 1er bouquet, anticipativement alors qu’on n’en a pas besoin au moment de l’introduction, soit de l’audit, soit de la demande de rapport de suivi ? 5. Vous devriez donc donner des instructions claires aux auditeurs pour qu’ils sachent comment se comporter dans des cas semblables : - d’une part, au moment où l’audit est en cours, s’il n’est pas prévu qu’il s’occupera du rapport de suivi, - d’autre part, au moment où il traiterait un rapport de suivi (quel que soit le n° du bouquet), si c’est lui qui en est chargé. 6. Les demandeurs devraient aussi être informés de l’implication du fait que leurs demandes de rapports de suivi, qui peuvent s’échelonner dans le temps (7 ans !), pourraient provoquer la nécessité d’une mise à jour de leur(s) certificat(s), avec peut-être des travaux à inscrire dans la liste du 1er bouquet, si nécessaire. Ce qui engendrerait l’obligation d’introduire un audit modifié, et de quel type il devrait être (nouvel audit), si les premiers bouquets ont déjà été acceptés ?. Puisqu’il n’y aurait normalement pas besoin d’introduire d’emblée des travaux d’appropriation d’installations, si les délais des certificats ne sont pas encore forclos pour les premiers bouquets (et pendant leur long traitement par l’administration). 7. Ces opérations entrainent des couts dont il est important que les demandeurs soient informés préalablement. Cependant, vu le long délai de traitement actuel par l’administration, il faudrait leur donner une perspective plausible, pour qu’ils sachent comment se comporter lors de l’introduction d’une demande de rapport de suivi, qu’elle soit traitée par l’administration ou par un auditeur. Je présage que ce n’est malheureusement pas ça qui va donner un coup de boost aux opérations d’amélioration des logements, si chères au ministre. Ce problème est à ajouter aux points relevés dans ma remarque n° 37 Lever les obstacles à la rénovation des logements, du 22.07.2020 (en annexe), qui n’a eu aucune suite, à ma connaissance, si ce n’est le constat d’un lancement du programme couteux Réno+, sans agir à la racine des problèmes administratifs d’abord. 8. Le ministre et/ou l’administration devrait prendre position le plus vite possible pour des cas semblables, créés par les délais anormaux de traitement des dossiers par l’administration, par rapport à la législation en cours. Je présume que, si ce n’est pas encore arrivé (je serais donc le premier, mazette ! D’après le message que tu envoie ci-dessous à Hemmis, ça semblerait être le cas), ça va certainement arriver sur la table plus qu’une fois à l’avenir. 9. Enfin, je devrais encore m’occuper de ce dossier (qui était clôturé depuis longtemps), notamment à cause de vos envois et par le présent mail. Et je subodore que ce n’est probablement pas terminé... Ces frais risquent fort de n‘être pas couverts (et par qui, donc ?), et le temps passé me crée des problèmes de planning, ce qui ne m’arrange pas du tout. 10. Je te remercie de me donner des informations sur la façon dont l’administration devrait pouvoir simplement, dans ce cas d’espèce précis, continuer à traiter un dossier qui était parfaitement valable lors de son introduction, et même tout au long de son traitement prévu par l’AGW du 04.04.2019. Alain, vice-président de l’asbl PEEB.
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Ir.architecte.meessen
31 mai 2022
In CERTIF énergie renouvelable
Ce cas est arrivé récemment lors d'un examen oral de certificateur. Des panneaux PV sont installés sur un appentis situé sur une parcelle contiguë à la parcelle sur laquelle se trouve le bâtiment principal. Ceci, sur la base d'un plan de lotissement. Mais en examinant le plan cadastral récent, les 2 parcelles appartenant au même propriétaire, ont été fusionnées en une seule avec un nouveau numéro. Pas de problème pour ce cas-ci au point du vue du protocole. Mais le protocole est trop strict, parce qu'on ne comprend pas pourquoi des panneaux PV installés sur une parcelle appartenant au même propriétaire que celle où est située l'unité PER, ne devraient pas être considérés, si l'examen sur place de l'installation intérieure à l'unité PER et des preuves acceptables montrent qu'on a affaire à une seule installation. Enfin, de nouveaux modes de partage de l'électricité auto-produite sont en train d'être mis en place en Wallonie et devraient être rapidement intégrés au protocole. From: Ir. Architecte Meessen Sent: Tuesday, May 31, 2022 9:31 AM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Spies Nicolas (C.C.W.) ; contact@peeb.be ; Gérôme Forthomme - Brouae Subject: 20220531 Remarque n° 84 Installation de panneaux PV sur une autre parcelle Bonjour à vous. Ce lundi, un cas d’examen oral de certificateur PEB s’est présenté, qui justifierait un éclaircissement de protocole en réponse à la présente remarque n° 84 : Installation de panneaux PV sur une autre parcelle. Il s’agit d’une installation de panneaux photo-voltaïques sur un petit appentis, situé sur une parcelle de lotissement contigüe à la parcelle sur laquelle est situé le bâtiment principal. C’était la partition d’une vieille ferme en carré et du terrain environnant. Sur le plan de lotissement, les 2 parcelles ont des numéros cadastraux différents parce qu’elles ont été prises dans des parcelles originelles plus grandes, numérotées différemment (on parle alors d’un n° ... /partie) et elles sont rassemblées sous liseré vert sur le plan de lotissement ci-dessous (à droite). Le propriétaire de la parcelle où se trouve le bâtiment principal a aussi acheté la parcelle où est implanté l’appentis latéral sur lequel se trouvent les panneaux. Le protocole au § 13 Systèmes solaires photovoltaïques, spécifie : “Dans le cadre de la certification, seuls les systèmes d'énergie solaire photovoltaïque installés sur la parcelle du bâtiment comprenant l’unité PER considérée doivent être pris en compte par le certificateur. Autrement dit, des capteurs solaires photovoltaïques qui seraient installés sur un bâtiment ou le sol situé sur une autre parcelle que celle de l’unité PEB considérée doivent être ignorés, même si l’électricité produite profite effectivement à l’unité PEB certifiée.” En se basant sur le texte du protocole et sur l’examen du lotissement, on devrait donc ignorer cette installation photo-voltaïque pour la certification du bâtiment. Mais par l’examen du certificat d’origine garantie et de l’installation intérieure, il n’y a aucun doute que les panneaux qui se trouvent sur l’appentis sont branchés sur l’installation électrique du bâtiment principal. La preuve acceptable pour ce cas particulier, est le plan cadastral existant (ci-dessous), où on voit que les 2 anciennes parcelles contigües ont été fusionnées et cadastrées en une seule après l’achat, puisque c’est le même propriétaire. Il faudrait donc préciser le texte du §13 du protocole, spécifiant la localisation des panneaux photovoltaïques à considérer, s’ils sont implantés sur une parcelle appartenant au même propriétaire que la parcelle sur laquelle se trouve l’unité PEB à certifier. La preuve acceptable pourrait être un acte d’achat authentique, mentionnant les numéros cadastraux de ces parcelles ou un extrait récent du plan cadastral comme ci-dessus. Notez aussi qu’il va falloir bientôt être beaucoup plus nuancé que le protocole actuel, dans la mesure où il va y avoir la nécessité d’inclure dans la certification PEB, les cas où il y aurait une communauté d’énergie électrique avec le voisinage ou une autoconsommation collective, dans un proche avenir, s’il existe un contrat spécifique. Chaque unité PER devrait recevoir une répartition de l’énergie auto-produite et consommée collectivement, en fonction d’une clé à définir pour la certification PEB. Il faudrait y penser maintenant pour ne pas être pris de court quand cela arrivera, ce qui ne va pas tarder. En attendant, recevez mes amitiés, Alain MEESSEN, vice-président de l’asbl PEEB. Le lndemain, il y a eu une réponse de Nicolas SPIES, de la CCW : From: Spies Nicolas Sent: Wednesday, June 1, 2022 7:42 AM To: Ir. Architecte Meessen ; Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; Olivier Biérin (Député wallon) ; contact@peeb.be ; Gérôme Forthomme - Brouae ; GILOT Ronald ; COLLARD Arnaud ; Aniset Julien Subject: RE: 20220531 Remarque n° 84 Installation de panneaux PV sur une autre parcelle Bonjour Alain, Je te remercie de ton message. Ce constat de l’impossibilité de valoriser correctement la production photovoltaïque dans la méthode de calcul PEB a également été faite par la CCW et relayée à l’administration. Nous espérons que la méthode de calcul pourra être adaptée rapidement pour pallier à cette situation impactant négativement le recours au panneaux photovoltaïques (surtout en construction neuve car pour les bâtiments existants les propriétaires sont moins conscientisés de cette situation). Bonne journée, Nicolas Ir. Nicolas SPIES Conseiller Energie & Qualité Puis j'ai élargi le débat en revenant sur plusieurs remarques successives déjà envoyées, sans que les choses n'aient changé de la part de l'administration, ni du cabinet. Les fichiers des mails/remarques citées dans le mail ont été annexés. Si le lecteur veut les avoir, il suffit de les demander par un commentaire. From: Ir. Architecte Meessen Sent: Wednesday, June 1, 2022 11:25 AM To: Spies Nicolas ; Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; Olivier Biérin (Député wallon) ; contact@peeb.be ; Gérôme Forthomme - Brouae ; GILOT Ronald ; COLLARD Arnaud ; Aniset Julien Subject: Re: 20220531 Remarque n° 84 Installation de panneaux PV sur une autre parcelle Bonjour. Malheureusement, ce ne sont pas les seuls problèmes qui concernent les panneaux PV, parmi d’autres en PEB. Il y avait déjà eu une modification inopportune sur le calcul de leurs productions, lorsqu’on a supprimé l’influence de leur position par rapport au support. Or on sait que la température des panneaux intervient dans la détermination de la puissance-crête. Dans la formation des certificateurs PEB, il y a toujours actuellement la présentation de 4 cas possibles qui donnent 4 facteurs de réduction, remplacés depuis 2012 en PEB par un seul facteur de 0,75. Bien entendu, au cours des formations que je donne, je présente un slide modifié qui tient compte de la nouvelle règlementation, malgré qu’elle est fort discutable. Car en faisant cela, on a donné un bonus (de calcul) aux panneaux PV qui va de 3 % à 12 % selon les cas et ça ne correspond pas à la réalité, en tout cas pour le mode de pose. Pendant quelques années, cela a généré des discordances entre calculs PEB pour les nouveaux bâtiments, certification PEB et audits PAE, comme je l‘avais entre autres signalé dans mes remarques n° 24.1 et 24.2 du 05.08.2013, en plus de la remarque n° 23 pour les tarifications (en annexe), parmi la bonne centaine de remarques qui ont été envoyées en 2013 et 2014. Ces discordances réapparaissent lorsqu’on introduit un ancien fichier de certificat PEB dans les logiciels récents. Et elles donnent notamment une bonification “spontanée” aux certificats anciens reproduits par les logiciels récents (sans rien changer au bâtiment !). J’ai parlé de ce phénomène, qui bouscule encore plus la crédibilité des certificats PEB, dans ma remarque n° 39 du 27.07.2020 (en annexe). Par ailleurs, j’avais déjà signalé le double emploi fallacieux des auto-productions électriques dans la méthode PEB (qui est incluse dans la certification et dans les audits), car d’une part on les enlève entièrement des consommations d’énergie primaire du bâtiment, mais d’autre part, elles servent à produire une partie des gains internes par effet Joule des appareils électriques à l’intérieur du volume protégé. Ce problème a été évoqué dans mon mail du 27.03.2013 avant le lancement de l’audit PAE2 (en annexe). Dans mes remarques n° 47-1, –2 et -3 du 14.05.2021 sur la formation d’auditeurs-logements, j’ai aussi parlé du problème des ombrages en audit et je suis revenu sur d’autres problèmes déjà signalés de longue date mais qui n’ont toujours pas été traités (en annexe). Lorsqu’on aura solutionné tous ces problèmes, parmi de nombreux autres qui sont évoqués dans mes remarques successives et de longue date, on pourra alors parler vraiment de l’intégration correcte des productions des panneaux solaires PV dans les calculs des consommations des bâtiments. En attendant, les calculs s’égarent franchement, faute de s’être penché sérieusement sur ces questions. Je vous souhaite une belle journée de réflexions, après une saine lecture roborative, Alain MEESSEN, vice-président de l‘asbl PEEB.
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Ir.architecte.meessen
27 mai 2022
In PAE logiciel
Parmi les messages d 'erreurs qui apparaissent en bas d'une page, il y a les problèmes avec des résultats de soustractions qui ne sont pas nuls, et négatifs. Or le test demande que le résultat soit nul ou positif... Mais ces résultats sont minuscules. Et en attendant, ça bloque l'envoi vers le serveur. Or l'erreur n'est pas due aux auditeurs mais bien à ceux qui ont construit le logiciel. Dans un programme informatique, lorsqu'on fait une soustraction entre 2 nombres quelconques pour la comparer avec zéro, il faut placer une limite absolue d'arrondi car le résultat n'est pas nécessairement vraiment nul, mais peut-être très petit, positif ou négatif. C'est ce qui arrive avec le message de la remarque n° 83 ci-dessous. Il y avait déjà eu la remarque n° 73 du 03.10.2021 (Encore un arrondi qui bloque) qui se trouve sur le forum. Et avant cela, il y avait déjà eu la remarque n° 35 du 17.07.2020 (Régler les arrondis), qui est reprise en annexe de la remarque n° 73 sur le forum. Après celle-ci, va-t-on enfin voir le bout du tunnel des arrondis qui bloquent ? From: Ir. Architecte Meessen Sent: Monday, May 23, 2022 8:30 AM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Ir. Architecte Meessen ; Spies Nicolas (C.C.W.) Subject: 20220523 Remarque n° 83 : encore un arrondi inadéquat Benoit, Carole, bonjour. Cette remarque n° 83 revient sur les arrondis inadéquats qui bloquent les résultats dans PACE. Il y avait déjà eu la remarque n° 35 du 17.07.2020 (Régler les arrondis). Il y a eu ensuite la remarque n° 73 du 03.10.2021 (Encore un arrondi qui bloque). Il y a maintenant cette remarque n° 83. Avez-vous demandé aux informaticiens de mettre de l‘ordre dans tout ça ? C’est à eux de le faire et ne venez surtout pas me dire qu’ils auraient demandé un écot, même modeste, pour ces corrections ! C’est franchement de leur ressort et ils auraient dû y penser d’initiative en écrivant le code du logiciel. C’est vraiment pénible de tomber sur des bugs qui auraient pu être évités si les concepteurs avaient fait leur boulot correctement. Et les vérificateurs aussi. Nos taxes et impôts servent à payer la conception, mais pas à payer les corrections de leurs gaffes. C’est élémentaire. Parce que je viens encore de tomber sur un arrondi malencontreux pour l’application d’une verrière de toit sur un toit fictif. C’est donc présenté comme “une erreur de calcul” de 0,00311584352885... Bon, je l’ai fait sauter en modifiant la surface fictive pour ne plus avoir ce solde minuscule, qui est bloquant. Mais dites, on pourrait passez son temps à quelque chose de plus utile quand on fait un audit ? J’espère que ça murit pour la prochain version et que ce sera définitif. En attendant, recevez mes amitiés, A. MEESSEN. Vice-président de l’asbl PEEB.
20220523 Remarque n° 83 Encore un arrondi inadéquat content media
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Ir.architecte.meessen
07 mai 2022
In PAE logiciel
From: Ir. Architecte Meessen Sent: Tuesday, April 26, 2022 4:05 PM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) Subject: 20220426 Remarque n° 82 : Les fonds de cadres colorés des textes dans PACE Bonjour à vous. Voici la remarque n° 82 à propos du cadre rouge des “Commentaires de l’auditeur” dans PACE. Puisque je suis retardé dans mes rendez-vous que je dois reporter en attendant l’arrivée des brochures demandées depuis le 07.03.2022 et qui ne sont toujours pas arrivées (voir la remarque n° 81 qui vient d’être envoyée hier), je prends un peu de temps pour vous envoyer d’autres remarques qui étaient en préparation. Cette remarque n° 82 fait suite à la remarque n° 7 du 18.09.2019 (jointe en annexe pour vous faciliter la recherche d’archives), à propos du cadre rouge des “Commentaires de l’auditeur”. En passant là par hasard dans les environs avec ma petite souris qui glisse sur l'écran, j'ai vu apparaitre un pop-up d'avertissement sous le titre du cadre des "Commentaires de l'auditeur". Alors là, surprise ! On nous dit que “si le champ devient rouge, c’est que la description risque d’être trop longue pour le rapport”. C'est donc ça, la solution au problème du "cadre rouge" que nous ont trouvé les "concepteurs" du logiciel ! Sauf hasard très rare, personne ne penserait à aller frotter ce titre avec la flèche de sa souris pour savoir s'il y a des anomalies. En plus, vous apprécierez certainement qu'on annonce un "risque"... Donc, ce n'est pas certain, alors ? En fait, comme avant, l'auditeur(trice) devra de toute façon éditer un audit-test pour aller vérifier ce que le logiciel a fait de son texte laborieusement écrit à l'attention du demandeur et de ses entrepreneurs. Pour constater que, si le texte est tronqué (puisqu'il y a un risque...), il faudra revenir dans le logiciel pour compacter le texte jusqu'à ce que le fond repasse au blanc (mais c'est peut-être trop aussi, s'il n'y a qu'un risque...). Par contre, le compactage risque de faire disparaitre des informations intéressantes. Il faut faire attention à ne pas trop écraser. Ou encore, si on ne veut rien laisser tomber, il faudra quand-même éditer le texte sur une page volante à joindre au rapport, et on en est revenu à la case départ. Bon sang ! Ça fait des dizaines de remarques que je vous envoie régulièrement depuis des années, notamment pour qu'on rende les logiciels plus user-friendly et sans opérations inutiles, en faisant gagner du temps à l'opérateur pour limiter aussi les couts, ou pour éviter de brader des honoraires largement dus pour le travail qu'on est obligés de faire. Et au lieu de passer simplement à la page, on constate que c'est ce timide pop-up qui apparaitrait comme par miracle ! Pour un résultat de toute façon nul, puisque ça ne change rien dans la suite à donner à cet avertissement fantôme. Celui (celle) qui a fait ça ne comprend pas vraiment bien nos besoins. Ou bien on lui a dit de faire cheep ? L'apparition du pop-up aurait pu se faire lors de l'apparition du cadre rouge. Ça n'aurait de toute façon pas changé grand-chose pour le travail de l'auditeur(trice). Par contre, ça aurait couté plus cher. Mais aller simplement à la page suivante dans le rapport, c'est peut-être trop demander, malgré son cout inabordable ? Allons, donc ! Notez que cela aurait dû être fait dès la conception et ça n'aurait pas couté plus cher. Le nombre de pages de l’audit n’est de toute façon pas limité. D'un autre côté, pour l'apparition d'un fond orange (en audit) ou rouge (en certification) dans le cadre de la “Description de l'enveloppe”, il n'y a rien qui a changé. Et d'autres cadres sont apparemment illimités, sans aucune modification de la couleur du fond de cadre... comme si la place était infiniment disponible. Remarquez que je n'en ai reparlé que deux fois de plus seulement. Soit dans la remarque n° 28 du 28.05.2020 ou encore dans la remarque n° 67 du 31.05.2021. Ce n'est pas beaucoup, finalement... Elles sont mises en attachement, pour la recherche d’archives. En conclusion :est-ce qu’on pourrait avoir enfin une solution réellement utile qui fasse vraiment gagner du temps aux opérateurs et avancer le schmilblick ? Merci, A. MEESSEN Vice-président de l’asbl PEEB.
20220426 Remarque n° 82 : Les fonds de cadres colorés des textes dans PACE content media
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Ir.architecte.meessen
07 mai 2022
In PAE primes, procédures & admin
Les auditeurs doivent aller expliquer leur audit aux demandeurs, en le présentant en relation avec la brochure éditée par la Région. Très bien ! Et que fait-on quand les brochures n'arrivent pas, ce qui m'est arrivé... ? Ben... on écrit partout, notamment à Ediwal, puisqu'on n'a toujours pas accès à un téléchargement de ces brochures sur l'Extranet, au moins à titre de dépannage. Et on perd son temps, après quelques échages... D'où le mail d'avertissement ci-dessous à la DGO4, en fin de compte. Je dirai après le mail, ce qui est arrivé ensuite... Suspens ! From: Ir. Architecte Meessen Sent: Monday, April 25, 2022 5:01 PM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; Olivier Biérin (Député wallon) Subject: 20220425 Remarque n° 81 Des brochures qui n'arrivent pas Bonjour à vous. Voici la remarque n° 81. Il s’agit des brochures à expliquer aux demandeurs d’audit. Voici 8 semaines que je les attends. Le 07.03.2022, je fais une commande de 10 brochures. À ce moment, il m’en reste encore quelques-unes. Jusqu’à cette date, mes commandes de brochure étaient arrivées dans la quinzaine. La commande est confirmée et enregistrée avec un numéro qui m’est communiqué. Fin mars, j’alerte le service parce que je n’ai encore rien reçu. Le 28.03.2022, M. BOUVY me répond qu’il considère cette commande comme perdue et qu’il en renvoie une autre. Le 06.04.2022, j’écris à M. BOUVY pour lui signaler que je n’ai toujours rien reçu et que je n’ai plus de brochures. Le 07.04.2022, M. BOUVY me confirme que le colis a été remis à BPost le 31.03.2021 et qu’il faut compter 15 jours ouvrables, soit pour le 21.04.2022. Le 22.04.2022, j’écris à M. BOUVY que je n’ai toujours rien reçu et que cela devient inquiétant. From: Ir. Architecte Meessen Sent: Friday, April 22, 2022 7:46 AM To:SERVICE PUBLIC DE WALLONIE SO27384 Cc:Ir. Architecte Meessen Subject: Re: SILOG Monsieur BOUVY, bonjour. Je n’ai toujours rien reçu de votre part. Cela devient inquiétant. En effet, j’ai été obligé de reporter plusieurs rendez-vous avec des demandeurs parce que je ne pourrais pas leur présenter et leur expliquer les éléments de la brochure, ce qui est obligatoire dans la mission légale de l’auditeur. Or vous savez que le ministre tient beaucoup à booster les opérations d’amélioration des logements mais dans ces conditions, ce n’est pas possible. Si je ne reçois rien aujourd’hui, je vais devoir alerter la DGO4. Je me demande aussi pour quelle raison vous ne pouvez pas suivre l’évolution de la livraison par votre fournisseur et agir fermement. Recevez mes salutations A. MEESSEN. Le 22.04.2022, Mme LANGOHR me répond : From:LANGOHR Sandrine Sent: Friday, April 22, 2022 1:58 PM To:architecte.meessen@skynet.be Cc:BOUVY Denis Subject: RE: SILOG Bonjour Monsieur, Comme mon collègue vous l’a indiqué votre colis est parti de nos entrepôts le 31/03, B-Post a ensuite pris le relais. Le délais habituel d’envoi est dépassé donc soit le colis a été perdu une nouvelle fois par la poste (car nous n’avons eu aucun retour de votre colis) soit il arrivera en retard par rapport au délais habituel. Nous sommes désolés de la situation mais ce n’est pas votre première commande et jusqu’ici vous avez toujours reçu vos colis, il est donc logique de considérer que c’est une situation malencontreuse et un effet de malchance. Soit nous vous renvoyons votre colis une troisième fois soit comme mon collègue vous la proposé nous vous le faisons livrer à l’Espace Wallonie de Liège par navette interne ce qui permettra de contourner votre problème avec B-Post. Merci de m’indiquer ce que vous choisissez. Bonne journée Sandrine Langohr Attachée Service public de Wallonie secrétariat général Direction de la Documentation, des Archives régionales et des Publications Le 23.04.2022, je lui demande de faire un envoi vers Espace Wallonie et un 3e envoi par BPost. “Si on disait que vous faites un envoi quand-même à Espace Wallonie. Dites-moi quand je pourrais aller le chercher. En attendant de voir si l’autre n’arrive pas... Et de toute façon, vous pouvez en renvoyer un autre par BPost, malgré la dégradation de la confiance... 3e test pour voir si c’est un malheureux hasard. Merci pour vos efforts mais faites quand-même une remarque à BPost, A. MEESSEN.” Ce 22.04.2022, Mme LANGOHR me dit que un colis est parti vers Espace Wallonie et un autre par BPost vers mon domicile. Le colis vers Espace Wallonie prendra une semaine et on me préviendra quand il y arrivera. Pour BPost, ce serait 15 jours (ouvrables)... ... On va voir...Patience ! Conclusion : Nous devons aller expliquer ces brochures aux demandeurs. Étant donné que je suis tombé à court d’une manière anormale, j’ai été obligé de postposer des rendez-vous. Certaines personnes ont annulé. Peut-être parce qu’elles avaient trouvé un(e) auditeur(trice) qui avait des brochures en stock.. ? J’en viens à me poser des questions sur le fonctionnement de ce service, assuré par BPost, apparemment sans contrôle d’effectivité. Combien de brochures faut-il commander à l’avance pour être certain d’en avoir suffisamment pour faire du travail en continu ? Et le temps perdu pour ces chipoteries ne se rattrape pas, évidemment. Je veux bien que le ministre veuille booster les rénovations des logements, mais avec ce système bizarre, c’est un peu mal parti. J’espère que vous pourrez remettre rapidement de l’ordre dans ces livraisons hasardeuses. En attendant, ce serait quand-même pratique de pouvoir se dépanner en fournissant une adresse de téléchargement, comme c’est suggéré dans la remarque n° 58 du 01.05.2021 et dans la remarque n° 61 du 07.05.2021. Sans aucun résultat jusqu’à présent. Évidemment, si les livraisons des brochures se faisaient dans un délai “normal”, il n’y aurait rien à dire, sauf peut-être au sujet du cout économique et écologique de ces documents en couleurs sur papier glacé, alors que c’est nous qui devons pousser à faire des économies d’énergie. En vous remerciant, A. MEESSEN, Vice-président de l’asbl PEEB. Épilogue : Le colis envoyé par navette à Espace-Wallonie, rue Haute-Sauvenière à Liège, est finalement arrivé le 28.04.2022 et il a fallu que j'aille le chercher (facile !) pendant que les audits en cours ont attendu. Le 27.04.2022 en fin de journée, j'ai constaté un avis de dépôt d'un colis qui m'attendait le lendemain après-midi, à un Point-Post. Les audits en cours ont encore un peu plus attendu pendant que j'allais chercher le colis. Me voici donc avec 20 exemplaires de la brochure, grâce auxquels j'ai pu refixer des rendez-vous finaux. Mézalor, me direz-vous, où est passé le 3e colis BPost (bravo, vous avez bien suivi l'histoire) ? En effet, c'est ce que j'ai écrit à Mme LANGOHR. Ce n'est apparemment pas le 3e colis BPost qui est arrivé le 27.04.2022, ce serait beaucoup trop rapide, pour ce service dont jadis on disait qu'il fonctionnait "comme une lettre à la Poste". C'est le 2e colis qui est arrivé en retard sur les prévisions (largement...). Il est donc probable qu'un 3e colis de 10 brochures soit en train de venir à pied du bout de la Chine, mais on ne sait pas quand il arrivera, ni même s'il arrivera. Personne ne peut le dire, et en tout cas pas Édiwal qui ne parait pas maitriser le fil de ses envois par un contrôle basé sur le n° du colis, comme tout le monde pourrait le faire. Mais c'est peut-être trop leur demander et de toute façon, ce n'est pas eux que ça ennuie... Ceci explique sans doute cela. À leur décharge, c'est la première fois que ça patine à ce point pour moi mais il s'agit d'un cas que je peux signaler. Si vous ne dites rien alors que ça vous serait arrivé, on ne va pas pouvoir faire des statistiques...
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Ir.architecte.meessen
18 avr. 2022
In Discussions générales
Pour ceux qui n'auraient pas lu la remarque n° 60 du 06.05.2021 (et apparemment, ni la DGO4, ni le cabinet du ministre, ni même les autres correspondants, ne semblent l'avoir lue, ou alors d'un œil distrait, peut-être en la mettant dans les spams, qui sait, ce qui serait une erreur...), pour le moment il existe un moyen simple d'aller chercher facilement la valeur-mantra du label A dans les audits. C'était déjà dans la remarque n° 60 mais ici, en plus, quand la PAC a un meilleur FPS, le label est plus mauvais qu'avec une PAC par défaut ! Ce qui ne laisse pas d'étonner, vous en conviendrez... Par contre, si on introduit une valeur de la température de conception inférieure à la valeur par défaut (55°C en basse température), on peut gagner plus de 40 points sur le label. Plus de 40 points pour 1°C de moins ? 😲 La crédibilité du calcul des labels des certificats était déjà proche de zéro avec tout ce que vous savez en ayant parcouru le forum. Mais avec ceci, on creuse encore un peu plus profond. Le gros problème est que le malins de la Région veulent faire des certificats PEB, les métronomes de la politique énergétique wallonne. Si on laisse les choses aller ainsi, on est clairement parti pour des lendemains qui ne chanteront pas. From: Ir. Architecte Meessen Sent: Friday, April 15, 2022 2:37 PM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Spies Nicolas (C.C.W.) ; BELLEFLAMME Elodie (CJM Écolo) ; Ir. Architecte Meessen Subject: 20220415 Remarque n° 80 : Des résultats fluctuants avec une PAC Bonjour à vous. Voici la remarque n° 80 à propos de résultats fluctuants avec une PAC introduite en amélioration dans un audit. Apparemment, cela a quelque chose à voir avec la remarque n° 60 du 06.05.2021 : PACE "Des résultats bizarres avec une PAC". Je vous la mets en annexe pour vous éviter des recherches dans vos archives. Cela signifierait peut-être qu’on n’a pas encore retravaillé sur le module des PAC dans le logiciel, qui donne des résultats très bizarres, et fort fluctuants en fonction de modifications mineures. Ou bien que si on y a travaillé, ça n’a rien changé. Évidemment, elle n’est arrivée que le 06.05.2021 de l’année passée. Le dernier logiciel est arrivé le 21.09.2021. Ça a l’air vraiment trop court comme délai d’intervention habituel mais pendant ce temps, des tas d’audits avec PAC ont eu des résultats erronés (et avant aussi, donc). J’espère qu’on travaille assidument à la correction de ce problème, en tenant aussi compte de ce qui est signalé ci-dessous, dans la foulée. 1. On commence par le cas de base : Les demandeurs d’audit ont une vieille chaudière à mazout qu’ils envisageraient de remplacer par une PAC. À ce stade de l’audit, une PAC air-eau est encodée, sans indiquer son COP. Elle travaille à basse température avec les radiateurs existants, puisqu’on améliore aussi l’enveloppe (label existant D265) Valeur par défaut du FPS : 3,00. La PAC servira aussi à préparer l’eau chaude sanitaire dans un boiler. Dans le tableau de synthèse, on a : Mettre l’appareil chauffage hors service > Rendement : 49,153 % Mettre l’appareil ECS hors service > Rendement : 44,990 % Remplacer installation(s) ECS -> installation plus performante > Rendement : 62,151 % A Remplacer installation(s) -> chauffage central performant > Rendement : 104,302 % A++ Espec : 108 kWh/m² B Bon, le label A n’est pas atteint au bout du compte... 2. Sans rien changer aux autres améliorations du bâtiment (j’insiste parce qu’on pourrait croire...), j’encode une PAC avec un COPtest à 4,00. Valeur du FPS : 3,27, soit une amélioration de 0,27. C’est gagné ? Non, pas vraiment... Dans le tableau de synthèse, on a : Remplacer installation(s) ECS -> installation plus performante Rendement : 62,151 % A Remplacer installation(s) -> chauffage central performant Rendement : 113,815 % A++ Espec : 126 kWh/m² B le rendement du chauffage est indiqué à 113,815 % sur énergie primaire, c’est mieux, le rendement de l’ECS est indiqué à 62,151 %. Mais le label du bâtiment est descendu à B126. Alors là, ça m’épate ! Le label est plus mauvais quand le rendement de la PAC est augmenté. Et le rendement de l’ECS est resté le même, ce qui parait bizarre quand on utilise la même machine que pour le chauffage. 3. Me rappelant la remarque n° 60 et les résultats des modifications de la température des “Conditions de conception”, je tente le coup. J’encode 54° volontairement au lieu de 55° grisé, par défaut. Valeur du FPS : 3,31, on gagne 0,04. Dans le tableau de synthèse, on a : Remplacer installation(s) ECS -> installation plus performante Rendement : 62,151 % A Remplacer installation(s) -> chauffage central performant Rendement : 115,108 % A++R Espec : 85 kWh/m² A le rendement du chauffage est monté à 115,108 % sur énergie primaire, le rendement de l’ECS est resté à 62,151 %. Et miracle ! Le label du bâtiment est monté à A85. On gagnerait donc 41 points de label en diminuant la température de conception de seulement 1°C. Bravo ! Conclusion : c’est très bien que le label A de la certification soit le fétiche du ministre actuel. Mais encore faudrait-il que le moyen de le calculer donne des gages de crédibilité élémentaire. Pour le moment, avec des PAC, c’est n’importe quoi. Et, entre nous, vous le savez depuis le temps que je vous envoie des remarques sur la certification (2010), c’est souvent n’importe quoi aussi pour des tas d’autres choses, pour diverses raisons qui vous ont chaque fois été expliquées. Quand on entend récemment dire en webinaire PEB que les certificats serviraient de base pour une politique énergétique future de l’amélioration des logements, on ne peut qu’en rire, si ce n’était très grave ! Il faut absolument resserrer des boulons de ce côté, avant que ça ne parte en sucette. Je frémis aussi à l’idée de penser que des auditeurs, après avoir encodé une PAC, ont dû augmenter les isolations des parois pour tenter finalement d’arriver au label A dans leur rapport. On a une grosse dérive dangereuse, là ! Il serait urgent d’y pallier. Parce que ce n’est pas avec des incantations répétées sur la qualité “durable” des PAC, tout en sortant de tels résultats foireux, qu’on va gagner la bataille de l’énergie. Si vos sous-traitants éprouvent des difficultés à travailler sur le module des PAC dans PACE-audits pour le rendre enfin correct, vous pouvez toujours demander de l’aide à PEEB. Nous sommes prêts à en parler avec vous, comme d’habitude. En attendant, recevez mes amitiés, Alain MEESSEN, vice-président de l’asbl PEEB. P.S. : j’envoie ce mail en copie à Mme BELLEFLAMME, pour qu’elle puisse aussi travailler sur ce sujet important, qui devrait l’intéresser. Pour ceux qui voudraient continuer l'histoire de baisser progressivement la température de conception de la PAC, si on passe à 53°C, le label passe à A 84. Si on passe à 52°C, le label passe à A 83. La voie royale vers le label A est toute tracée... du moins pour le résultat dans le rapport.
20220415 Remarque n° 80 : Des résultats fluctuants avec une PAC content media
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Ir.architecte.meessen
10 avr. 2022
In Discussions générales
Si vous avez eu un cas semblable, merci de le signaler et de nous dire ce qu'il en est advenu... From: Ir. Architecte Meessen Sent: Sunday, April 10, 2022 4:50 PM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Spies Nicolas (C.C.W.) Subject: 20220411 Remarque n° 79 : Un certificat PEB a disparu Bonjour à vous. Il m‘est arrivé une histoire étrange, fin de semaine. Un certificat PEB a disparu du serveur de la Région ! Voici comment.... Après l’envoi d’un fichier de certificat PEB d’une situation existante avant d’envoyer le fichier de l’audit correspondant, le serveur a répondu en prévenant qu’il envoyait le certificat sur mon adresse-mail et il a donné le numéro de ce certificat. J’ai copié le numéro et je m’en suis servi pour envoyer l’audit. Le serveur a répondu en prévenant qu’il envoyait l’audit sur mon adresse-mail et il a donné le numéro de cet audit. Le fichier de l’audit est arrivé relativement rapidement. Quant au certificat PEB, je l’attends toujours à cette heure. L’envoi a eu lieu jeudi 07.04.2022 vers 15h30. Très lent, le serveur, apparemment ! Je n’ai donc pas pu transmettre le certificat PEB en même temps que le rapport d’audit au demandeur (qui s’interroge à juste titre sur ce qui se passe...). Mais ce n’est pas tout. Que fait-on quand on ne reçoit pas le fichier de la part du serveur, ni rapidement, ni lentement ? D’abord, on écrit à la DGO4 pour alerter. Cela a été fait jeudi en fin de journée. Sans réponse à cet instant. Autre possibilité : on utilise l’action “Serveur > Rechercher certificat/RP” du logiciel. On introduit l’adresse et le numéro du certificat (puisqu’il a été fourni, autant l’utiliser). Puis on demande s’il y a un certificat. Réponse : eh bien non, il n’y a pas de certificat du numéro renseigné (par le même serveur) ! Étonnant, non ? Que faire d’autre, à ce stade ? Un certificat PEB aurait disparu. Je serai preneur que vous répondiez rapidement à cette énigme bizarre. Et s’il le faut, faites modifier en même temps l’algorithme du serveur pour qu’il donne des bons renseignements. Cela parait indispensable. En vous remerciant, recevez mes sincères salutations, Alain MEESSEN, vice-président de l’asbl PEEB. P.S. : pour ceux qui auraient eu une pensée alternative à ce sujet, non, le fichier n’est pas allé dans les spams. Aucun envoi du serveur n’est jamais allé dans les spams. Mais c’est la première fois qu’il y en a un qui disparait et qui, en plus, n’existe pas sur le serveur qui lui a donné un numéro ! J’espère que ça n’arrivera plus. Mais si ça arrivait encore par hasard (qui sait ?), il faudrait prévoir une opération de secours simple pour qu’un certificateur (ou auditeur) puisse récupérer le fichier PDF de son certificat ou de son audit dont le serveur lui a donné le numéro mais qui lui dit ensuite qu’il n’existe pas.
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Ir.architecte.meessen
12 févr. 2022
In FORUM TRANSVERSAL
Cette remarque devrait intéresser les Responsables PEB, les Certificateurs PEB et les Auditeurs-logements. Elle concerne la manière de définir une "régulation à température glissante", au regard des récents développements des chaudières "communicantes". Ces chaudières peuvent aller chercher des informations météo par Wi-Fi sur des sites dédicacés, en ayant préalablement communiqué l'adresse du bâtiment. Mais est-ce qu'on peut encore parler d'une température glissante, sur base d'informations qui collent au bâtiment ? Réponse quand on l'aura, de la part de l’administration... Sinon, en attendant, c'est non, par défaut. Cependant, la température de départ de l'eau est quand-même modulée mais peut-être pas de manière adéquate. Il faudrait alors qu'un thermostat modulant la corrige sur la base de la température intérieure. Si vous avez des commentaires à ce sujet, ils sont les bienvenus. From: Ir. Architecte Meessen Sent: Friday, February 4, 2022 4:28 PM To: Ir. Architecte Meessen ; Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Spies Nicolas (C.C.W.) Subject: Re: 20220204 Remarque n° 78 Chaudières avec un système "météorologique". Bonjour à vous. La remarque n° 78 est générée par le constat qu’on rencontre de plus en plus des systèmes de chauffage qui sont pilotés par des régulateurs “météorologiques” présentés comme des solutions d’économie d’énergie puisqu’ils tiennent compte d’une température extérieure variable. Par exemple, le système TADO qui rend chaque chauffage “intelligent”. L’utilisateur entre son adresse dans le système qui est branché sur son Wi-Fi et l’appareil va chercher les valeurs météorologiques de la station soi-disant la plus adéquate (mais on ne sait pas laquelle). Cette information est cachée. De plus, le système en question pilote des vannes thermostatiques connectées et ne semble pas piloter les chaudières directement pour faire varier la température de l’eau de départ ou la modulation des circulateurs. En tout cas, il n’y a pas de sonde extérieure à placer puisqu’il y aurait un renseignement météo. Pourriez-vous faire examiner ce genre de système, de manière à préciser s’il rentre ou non dans la catégorie des “températures glissantes” ? Pour ma part, je penserais que ce n’est pas le cas. Mais si une chaudière récente, qui pourrait être branchée sur le Wi-Fi de la maison, va chercher des renseignements météo donnés par une station externe, pour faire varier réellement la température de départ, est-ce qu’on pourrait appeler ce système “à température glissante” ? Alors que la température locale n’est pas prise en compte... En attendant votre réponse, recevez mes sincères salutations, Alain MEESSEN, vice-président de l’asbl PEEB.
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Ir.architecte.meessen
12 févr. 2022
In PAE primes, procédures & admin
La question suivante a été posée à l'administration ce 7 février. Si vous avez eu des cas semblables, merci de les signaler en commentaires. From: Ir. Architecte Meessen Sent: Monday, February 7, 2022 12:06 PM To: VAN GOETHEM Carole Cc: Benoit Fourez (DGO4) ; contact@peeb.be Subject: 20220207 Châssis dans un appartement de building Carole, bonjour. Un potentiel demandeur d’audit a entendu dire quelqu’un qui a entendu dire (etc...) que l’administration aurait refusé un dossier basé sur le remplacement de quelques châssis d’un appartement, alors qu’il en restait encore qui aurait pu être remplacés. Dans ce cas, me dit-il, il ne veut rien faire... il n’en a pas les moyens, y compris pour supporter les frais d’un audit “inutile”. Mais le problème est peut-être budgétaire, de manière à remplacer ce qu’il est possible au 1er bouquet, et d’attendre l’arrivée des premières primes pour continuer le remplacement dans un bouquet ultérieur avec cette aide. Dans les appartements en copropriété, les seules actions possibles par les propriétaires, selon les actes de base habituels, sont justement les châssis, pour l’enveloppe. Ce qui permet aussi de s’occuper de la ventilation des locaux “secs” (voir ma remarque n° 50 du 13.11.2020, en annexe). Si réellement l’administration exige qu’on remplace l’ensemble des châssis d’un appartement, cela serait contre-productif pour le but recherché, en plaçant les propriétaires dans une situation budgétaire problématique. Du coup, ils risquent de ne rien faire du tout, ou encore de faire le remplacement envisagé (sans passer par un audit), sur lequel vous n’auriez aucun renseignement, ni de la situation existante, ni de la situation améliorée. Si c’est vraiment le cas (l’administration refuserait de suivre une demande pour un remplacement partiel des châssis/portes), pourrais-tu me préciser sur quelle base légale ce refus se ferait ? Et s’il y a vraiment une base légale, il s’agirait de réfléchir à assouplir ces règles, de manière à permettre au moins que quelque chose se fasse dans une première phase. Car dans ce cas, il y aurait un audit réalisé (éventuellement avec un certificat de la situation initiale) et vous garderiez la connaissance des opérations en cours, ce qui n’est pas négligeable. Merci pour ta réponse. Cette info sera répercutée sur le forum de PEEB. Amitiés, Alain.
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Ir.architecte.meessen
02 févr. 2022
In PAE primes, procédures & admin
Cette remarque provient du constat que des subsides encodés avaient été enlevés d'un rapport de suivi, alors que tous les autres voyants étaient positifs. Une recherche dans le fichier de base a pu montrer qu'un travail avec une modification de quantité avait été introduit comme "réalisé tel que prévu". Le problème est que le logiciel ne bloque pas la quantité introduite, provenant du fichier d'audit, et qu'on pourrait la modifier, ce qui a été fait. Ce n'est pas normal qu'on puisse le faire, puisqu'on a 2 déclarations antagonistes (c'est réalisé tel que prévu mais il y a une autre quantité). Nous allons espérer que ce problème sera réglé dans la prochaine version du logiciel. En attendant, faites bien attention à ne pas changer une quantité dans un travail réalisé "tel que prévu"... From: Ir. Architecte Meessen Sent: Wednesday, December 22, 2021 3:46 PM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Spies Nicolas (C.C.W.) Subject: 20211222 Remarque n° 77 Subsides annulés dans un rapport de suivi. Bonjour à vous. La remarque n° 77 concerne le constat qu’un subside avait été annulé pour un bouquet, lors de la création d’un rapport de suivi. Alors que les travaux ont été effectués et que les preuves avaient été fournies. On voit sur cette image que tous les voyants sont au vert pour les 4 dernières colonnes mais que les subsides sont nuls. En allant dans le fichier envoyé pour le suivi n° 3 (ci-dessous), on constate que le travail a été renseigné comme “réalisé tel que prévu” mais que la valeur de la colonne “quantité” a été modifiée (de 25,00 m à 36,00 m). Il y a une justification dans la case de commentaire. Bien entendu, il s’agissait en principe d’encoder “Réalisée avec changement”. Mais après coup, la modification de l’encodage pose un problème, parce que les pièces justificatives ne peuvent pas être réintroduites par le biais de cette opération. Le tableau des pièces justificatives n’est pas actif. Il semblerait que la modification ultérieure d’un rapport de suivi ne soit pas possible après son envoi. Conclusion : pour éviter ce genre de problème, il faudrait que le logiciel puisse détecter une anomalie entre la déclaration “réalisé tel que prévu”, et le fait qu’il a laissé la possibilité de modifier la valeur de la quantité déclarée dans l’audit. Ce qui sont en principe 2 déclarations antagonistes. Si réellement c’est “réalisé tel que prévu”, on ne devrait pas pouvoir modifier une des cases de la ligne. Ou alors, si la valeur peut être modifiée (mais pour quelle raison ?), il devrait y avoir l’apparition d’un message d’erreur empêchant cette opération et signalant que, dans ce cas, il faut encoder “réalisé avec changement”. Il est possible que c’est cette discordance qui a fait carrément annuler les subsides du bouquet. Pour le moment, le problème a été signalé à Marie-Sophie PETIT, qui l’a transmis aux facilitateurs. En attendant votre suivi, je profite de l’occasion pour vous envoyer mes meilleurs vœux pour 2022 et vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année, Alain MEESSEN, vice-président de l’asbl PEEB.
20211222 Remarque n° 77 Subsides annulés dans un rapport de  suivi. content media
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Ir.architecte.meessen
20 déc. 2021
In Discussions générales
... à condensation. Le mail de la remarque n° 76 commence par un rappel de remarques qui ont déjà été envoyées depuis longtemps, sans que rien n'ait évolué dans le bon sens. Ceci permet de constater qu'il n'y a pas beaucoup d'assiduité de la DGO4 et/ou du cabinet du ministre, qui reçoivent les mails de remarques, pour faire procéder à des modifications indispensables. Le mail du 20.12.2021 élargit ensuite le point de vue au fait plus général que la méthode PEB actuelle, utilisée aussi dans le cadre de la certification, a été signalée à de nombreuses reprises depuis son arrivée en 2010, comme générant des résultats exagérés en consommations théoriques conventionnelles. Ce qui entraine une série de conséquences très lourdes pour les candidats bâtisseurs ou rénovateurs en Wallonie. Dans le domaine de la certification des logements existants, la surestimation flagrante des consommations théoriques conventionnelles fausse les statistiques sur lesquelles le gouvernement baserait sa politique énergétique. Et pourquoi ça ne bouge pas, malgré les évidences, apparaissant clairement dans les remarques qui se trouvent sur ce forum et qui en sont un reflet inquiétant, pourtant incomplet ? Quelques pistes de réflexion : la plupart des personnes qui reçoivent ces remarques sont aussi celles qui sont à la base du système actuel et elles n'ont pas intérêt à ce qu'on en discute sur le fond, d'une manière sereine et transparente, ce qui ferait apparaitre clairement leurs responsabilités dans ce qui ne fonctionne pas. des budgets importants ont déjà été dépensés pour une première conception et il faudrait encore en dépenser pour en corriger les erreurs, y compris leurs applications informatiques. Car dans la façon dont les choses se sont mises en place, les concepteurs n'assument aucune responsabilité et ses conséquences pécuniaires, ainsi que ceux qui ont validé la conception. De votre côté, essayez de dégager votre responsabilité d'erreurs de conception dans votre métier et vous reviendrez me voir... les ministres successifs dont les cabinets ont pourtant été mis au courant des remarques, ne sont guère au fait de ce qui se passe réellement dans les soutes de l’administration. En tout cas, c'est ce que leur manque de réaction laisserait penser. Dès lors, la stratégie gouvernementale d'amélioration des logements wallons est une sorte de rêve éveillé dont la fiction dépasse largement la réalité. En attendant, on fait des statistiques du bâti wallon (DGO4, CEHD), basées sur des certificats PEB dont on a suffisamment montré dans ce forum, qu'ils ne donnaient pas vraiment un bon indicateur des consommations, même théoriques et conventionnelles. On est vraiment très loin du compte. la course à l'échalote "verte" actuelle permettrait de passer sous silence tout ce qui ne fonctionne pas bien en PEB, pour éviter qu'on en parle, sous le prétexte fallacieux que les moyens importent peu devant l'urgence, alors qu'il s'agit du fruit de notre travail, utilisé malencontreusement en toute impunité, en tâchant de faire taire les voix qui en parlent, par le silence répété de non-réponses. Vous avez ci-dessous le texte du mail envoyé le 20.12.2020, avec en annexe les 3 mails envoyés précédemment, joints au mail du 20.12.2020. Mais qui les lira (ou relira) ? From: Ir. Architecte Meessen Sent: Monday, December 20, 2021 12:09 PM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (cabinet du ministre Henry) ; contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Spies Nicolas (C.C.W.) Subject: 20211220 Remarque n° 76 Type d'émission avec 2 secteurs à des températures d'émission différentes et rendements par défaut des chaudières à condensation Bonjour à vous. La remarque ci-dessous avait été faite depuis longtemps et on pouvait raisonnablement croire qu’elle avait été implémentée. Un récent examen d’aspirant certificateur a montré que non. Ce n’est pas encore corrigé. Voici ce qui se passe : En certification, on déclare 2 secteurs énergétiques avec des émetteurs qui travaillent à des températures différentes : Le chauffage sol émet à basse température. Le chauffage par radiateurs émet à haute température. Peu importe le mode de régulation, soit de la distribution, soit du générateur. Mais c’est de toute façon le générateur qui est à la source de la haute température nécessaire à faire fonctionner les émetteurs-radiateurs. La basse température pour le chauffage sol est obtenue grâce à une vanne 3 voies mélangeuse. Pour autant, ce n’est pas ce qui apparait dans le système d’émission de l’onglet du générateur, ci-dessous, qui renseigne celui qui émet à la température la plus basse ! Et l’opérateur ne peut pas accéder à la case “Type de système d’émission” pour corriger cette anomalie, ce qui est frustrant quand on sait que c’est une erreur de conception qui influence le résultat. En conclusion, ce genre de certificat à plusieurs secteurs énergétiques qui fonctionnent à des températures différentes, est édulcoré de quelques pourcents, dépendant de l’importance relative des secteurs. Dans certains cas, ça peut aller jusqu’à 8 % de différence. Dans la mesure où on sait que la méthode PEB appliquée aux calculs des certificats n’est déjà pas d’une fiabilité exemplaire (et c’est très peu dire !), il faudrait éviter de laisser persister encore longtemps cette conception erronée. De nombreuses remarques vous ont été envoyées depuis longtemps sur ce problème capital de la méthode PEB inadaptée, mais cela ne semble pas avoir fait évoluer les choses d’une manière fondamentale. Nous ne pouvons que le regretter mais vous en portez la responsabilité principale. Cette remarque s’ajoute notamment à l’attribution d’un excellent rendement par défaut pour les chaudières à condensation dont on n’a pas les renseignements par preuves acceptables, ce qui est en flagrante opposition avec la règle générale de la certification protocolaire. La première fois que cela a été signalé, c’était le 08.02.2011 (!) par un mail à Benoit et à Isabelle, parmi une série d’autres remarques. Puis cela a été rappelé avec la remarque n° 21 dans le mail du 05.08.2013, et enfin avec la remarque n° 18 du 29.11.2019 pour la PAE3 (en annexe, qui contient les 2 autres). J’ai vraiment tout fait pour éviter ces approximations thermodynamiques sur le sujet, et ça continue encore ! C’est désolant. En principe, c’était à vous de prendre en charge, et à vos sous-traitants “scientifiques” si vous les en avez avertis, de corriger ces anomalies flagrantes. Elles n’auraient d’ailleurs pas dû exister si on avait fait attention au moment de la conception (qui a déjà été payée une première fois, avec le fruit de nos taxes et impôts). Si vous avez un problème d’archives pour le classement de toutes ces remarques importantes qui sont restées en rade depuis un temps stérile parfois très long, dites-le et je vous enverrai tout ce qui a été transmis pour que vous vous en occupiez sérieusement. Si quelqu’un, parmi vos équipes successives qui se renouvèlent sans cesse, pouvait faire le listing de tout ce qui reste à améliorer dans le système PEB et qui a été signalé de longue date, on aurait déjà fait un grand bond en avant. Pour autant qu’il y ait une suite concrète et rapide dans les modifications à y apporter. Car le plus grave de tout ça, c’est que la politique énergétique de la Wallonie (si on peut l’appeler ainsi) pour les bâtiments en général et pour les logements en particulier serait malheureusement basée sur un système PEB de calcul foireux qui surestime largement les consommations théoriques conventionnelles. Depuis 2010... Avec une série de conséquences très graves pour les candidats bâtisseurs ou rénovateurs. Ainsi que pour les certificats dont vous voulez faire la base de votre connaissance du bâti existant. C’est comme si vous mesuriez la température en degrés Celsius, avec un thermomètre gradué en degrés Fahrenheit... Piètre résultat. Et nous avons un ministre qui semble ignorer tout ça, alors que son cabinet est au courant ; ce n’est pas vraiment de bon augure pour la Wallonie et ce qu’il en adviendra. Merci pour vos réflexions intenses dont j’aimerais connaitre le fond, avant que la situation ne s’aggrave encore plus, Alain MEESSEN, vice-président de l’asbl PEEB.
20211220 Remarque n° 76 Type d'émission avec 2 secteurs à des températures d'émission différentes et rendements par défaut des chaudières..  content media
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Ir.architecte.meessen
01 déc. 2021
In FORUM TRANSVERSAL
Cette remarque sur la nomenclature des poêles revient sur une remarque de novembre 2019, envoyée voici 2 ans... Car je retombe parfois sur un cas signalé depuis longtemps et je constate que rien n'a changé. Évidemment, cela ne pose de problème qu'à ceux qui utilisent le logiciel PACE, en certification et en audit en même temps. Soit quelques pelés et deux tondus, apparemment. Et bien sûr, c'est un micro-problème par rapport aux calculs foireux de la méthode PEB et de ses avatars en certification et en audit. Bien sûr, bien sûr... Mais si on pouvait déjà nettoyer ce genre de choses, on verrait déjà plus clair. [Surtout que ce genre de bêtises n'aurait pas dû exister si on avait fait une conception correcte et une validation attentive. Qui aurait dû faire ça ? ... Tiens, personne ne sort du rang pour se mettre en valeur ?] En tout cas, on saurait que les mails de remarques ne sont pas automatiquement dirigés vers la poubelle informatique du service du bâtiment durable de la DGO4. Peut-être que la "durabilité" de ce service consisterait essentiellement dans la constance durable de leur absence de réponses et d'évolutions positives ? Nan, je rigole... 😁 Vous avez ci-dessous le texte du mail de rappel et en dessous, le PDF du mail du 12.11.2019 (soupir...). From: Ir Architecte Meessen Sent: Tuesday, October 5, 2021 10:04 AM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (Cabinet du ministre Henry) ; contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Spies Nicolas (C.C.W.) Subject: 20211005 Remarque n° 74, rappel de la remarque n° 14 du 12.11.2019 Bonjour à vous. Je suis retombé récemment sur un encodage qui m’a rappelé la remarque n° 14 du 12.11.2019. Elle est en annexe. Il s’agit d’une discordance entre des panneaux de choix de PACE pour la certification et pour les audits, dans la caractérisation des poêles. Pour la certification : Pour les audits : Dans PACE/audits, il n’y a pas moyen de répondre qu’on ne connait pas la date du ou des poêles. Même si certains poêles apparaissent comme plutôt récents, mais sans aucun renseignement à leur sujet, on ne peut quand-même pas encoder la première date de la liste, qui donne le meilleur rendement ! La seule alternative valable semble être la date la plus ancienne. Puisque “inconnu” engendre aussi le plus mauvais rendement. Mais c’est un piètre pis-aller... Et puisqu’on peut passer “automatiquement” d’un audit vers un certificat pour la situation initiale, la “traduction” ne pourra pas se faire d’une manière valable selon le protocole. Si l’auditeur-certificateur ne modifie pas cet encodage, il sera erroné. L’opération inverse est aussi possible : certificat >> audit. Que va devenir l’information “inconnue” du certificat quand on sera dans l'audit ? C’est n’importe quoi. Pour rester homogène et logique entre les deux versions du logiciel, il faudrait : 1. placer une réglette “inconnue” dans le choix de l’audit 2. remettre les choix dans le même ordre que ceux de la certification. Vu que la remarque n° 14 date du 12.11.2019, on peut constater que rien n’a été fait depuis lors pour modifier le logiciel, alors que ça ne parait pas une tâche insurmontable. On peut comprendre que ça ne soit pas capital, mais ça fait tache. Ne pas avoir modifié ça après autant de temps (presque 2 ans), nous laisse perplexes quant à la volonté réelle d’améliorer les choses qu’on vous signale. D’autant plus qu’il aurait été facile, lors de la conception du logiciel, d’éviter cette erreur, par simple copié-collé. C’est à se demander si une validation a été faite et de quelle façon ? J’espère qu’on n’attendra pas encore 2 ans de plus avant que ça ne soit corrigé. Merci pour votre suivi, Alain MEESSEN, vice-président de l’asbl PEEB.
20211005 Remarque n° 74, rappel de la remarque n° 14 du 12.11.2019 (discordance de PACE, entre audits et certificats pour les poêles) content media
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Ir.architecte.meessen
01 nov. 2021
In FORUM TRANSVERSAL
Cette remarque a été envoyée suite au constat qu'il y avait encore des messages d'erreur (au moins un, en tout cas...) à cause d'arrondis mal maitrisés apparaissant dans les cases de "reste" net des parois du volume protégé. Dans ce cas-ci, ce reste doit être positif ou nul, sinon ça bloque. Mais ici, le reste négatif est tellement petit qu'il est bien en-dessous de la deuxième décimale de l'affichage. C'est donc un test qui n'est pas bien calibré. Ceux qui ont fait un peu de programmation savent qu'un test sur une valeur strictement nulle, est délicat si on teste des différences basées sur des opérations dont les résultats ne sont pas limités par des arrondis fixés (ici à la deuxième décimale). Un problème du même genre avait déjà été signalé avec la remarque n° 35 du 17.07.2020, mais avec un autre type de paroi. Elle est annexée ci-dessous. Il faudrait corriger cela pour tous les types de parois. Évidemment, on peut aussi introduire directement les valeurs dans les cases ad-hoc mais alors, on perd la possibilité de vérifier comment le résultat a été obtenu. Déjà que dans PACE, le calcul des surfaces est fort élémentaire, pour ne pas dire plus (il permet de calculer seulement des surfaces rectangulaires, comme s'il n'y avait que ce genre de surfaces dans les bâtiments existants), alors que le logiciel PEB permet, après l'avoir demandé il y a longtemps et attendu patiemment pendant un an et demi, d'introduire des formules de calcul plus complexes que la simple multiplication d'une longueur par une largeur, ainsi que la possibilité de modifier ou de vérifier les données utilisées. Par contre, le logiciel PEB ne permet pas d'inclure des baies dans des parois, comme dans PACE, ce qui permet de calculer directement les surfaces nettes des toitures, murs et planchers, baies déduites. Ce n'est évidemment pas la première fois, ni depuis peu, qu'on demande à ce que des améliorations d'un logiciel soient introduits dans l'autre et vice-versa. Mais jusqu'à présent, les convoyeurs attendent, hélas. Une conception intégrée aurait pu éviter ça, depuis longtemps, sous la direction de l'administration qui est, en principe, chargée de valider les opérations. Et couter moins cher que les corrections, ce qui en freine l'exécution a posteriori. Qui est fondamentalement responsable de tout ça ? Personne ne lève le doigt, évidemment ! From: Ir Architecte Meessen Sent: Monday, October 4, 2021 8:43 AM To: Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc: Carol Pisula (Cabinet du ministre Henry) ; Olivier Biérin (Député wallon) ; contact@peeb.be Subject: 20211003 Remarque n° 73 : Encore un arrondi qui bloque Vous avez ci-dessous la remarque n° 73. Elle me fait penser à la remarque n° 35 du 17.07.2020 “Régler les arrondis” (en annexe). Mais ça n’a peut-être rien à voir. Un message d’erreur est apparu, signalant une différence minuscule jusqu’à la 14e décimale, sur le résultat de la surface nette d’une toiture. Le message de la remarque n° 35 du 17.07.2020 concernait un mur. Ici, c’est une toiture. L’informaticien est-il intervenu uniquement sur les murs ? Si c’est le cas, on voit ici qu’il faudrait intervenir pour tout calcul de surface. En principe, tout informaticien sait qu’on ne fait pas un test par rapport à zéro, quand le résultat de la différence des montants testés ne peut pas être nulle. Il faut tester sur une valeur absolue inférieure à une tolérance qui se situe sous l’arrondi affiché. Et s’il n’y a pas encore eu de correction d’arrondi du tout, il serait temps de le faire, d’autant plus que ces erreurs sont bloquantes. Tout ce qui peut faire perdre moins de temps à l’auditeur, serait bienvenu pour rendre sa tâche moins lourde, au bénéfice des demandeurs et de l’objectif global recherché. Merci pour votre suivi, Alain MEESSEN, vice-président de l’asbl PEEB.
20211003 Remarque n° 73 : Encore un arrondi qui  bloque content media
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Ir.architecte.meessen
11 sept. 2021
In FORUM TRANSVERSAL
Tant qu'à faire du travail de correction sur le logiciel pour la prochaine version 3.1.3 à paraitre le 20.09.2021, autant signaler encore quelques petits boulons à resserrer, qui remontent au fond des âges de la certification. Il s'agit ici de l'absence d'introduction de données importantes dans la 1e page du logiciel, tant en certification PEB qu'en audit-logement. De : Ir Architecte Meessen Date : jeudi 9 septembre 2021 16:04 À : VAN GOETHEM Carole Cc : Benoit Fourez (DGO4) ; contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Benoit Spies ; Carol Pisula (Cabinet du minstre Henry) Objet : 20210909 PACE Remarque n° 72, messages d'erreurs à ajouter Carole, bonjour. Puisque vous êtes en train de travailler sur le logiciel vers une nouvelle version, je ressors de mes cartons, la remarque n° 72 qui aurait pu venir beaucoup plus tôt. Pour ceux qui s’en souviennent, au début de la certification, il n’y avait pas d’avertissement pour l’absence d’une photo de la façade et du cout des opérations, pour la 1e page du logiciel. De sorte que des fichiers ont pu être enregistrés incomplets sur le serveur. Cela avait été corrigé en introduisant des messages d’avertissement pour cause d’absence. En fait, il reste encore des absences sans avertissements dans le 1er panneau du logiciel : 1. s’il n’y a pas d’adresse du demandeur 2. s’il n’y a pas de demandeur (nom et/ou prénom). Je sais bien qu’il s’agirait d’une grosse distraction de l’opérateur mais tout peut arriver. D’ailleurs, si on a placé des messages pour le cas de la photo ou du cout, il ne devrait pas y avoir de raison de ne pas en placer pour les 2 autres cas. Car sans l’un ou l’autre de ces renseignements, le fichier est validé sans problème par le serveur, ce qui est bizarre. Il est inutile de surcharger le serveur avec des fichiers incomplets. J’espère que vous pourrez trouver un budget de quelques minutes pour vous occuper de ces messages qui devraient apparaitre en cours d’encodage. Alain MEESSEN Vice-président de l’asbl PEEB.
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Ir.architecte.meessen
11 sept. 2021
In PAE enveloppe
Une version de PACE ayant été publiée le 26.08.2021 (n° 14775), on aurait pu croire que ce vieux bug (largement de plus d'un an) avait été corrigé à l'occasion. Mais non, pas du tout... Il continue à donner des informations qui polluent les rapports d'audits et placent les lecteurs dans l'embarras, tant les demandeurs que les entrepreneurs qui voudraient appliquer ses instructions. Il faudrait donc que les auditeurs pallient cette carence en surchargeant le rapport de corrections manuscrites, à chaque fois que nécessaire. C'est dingue ! D'où le mail ci-dessous, qui revient sur ce problème, ainsi que sur celui de la paroi-fantôme de la remarque n° 47 du 23.09.2020 et qui se trouve déjà sur le forum depuis longtemps. Il focalise ensuite sur le problème de l'irresponsabilité des concepteurs de ce logiciel, choisis par l'administration, alors que la correction de leurs bugs n'est pas comprise dans leur mission de base. D'où les surcouts engendrés à nos frais. À la suite de cet envoi du 06.09.2021, il y a eu une réponse rapide de Carole VAN GOETHEM qui se trouve ci-dessous. Bien entendu, c'est une réponse purement "opérationnelle". Ce qui permet cependant de vous annoncer la publication prochaine de la version 3.1.3 de PACE, prévue pour le 20.09.2021 (si tout va bien). Pour le moment, nous ne savons pas ce qu'il va y avoir comme changements dans cette nouvelle version, faute de contacts préalables (nous demander notre avis, par exemple). Car du côté de la DGO4, on ne va surtout pas s'engager à envisager des échanges collaboratifs avec PEEB, préventifs sur les modifications à envisager dans le futur proche, pour les systèmes de calcul, les logiciels ou autres annexes des procédures, tant de la PEB, de la certification et des audits (dont on a vu d'après toutes les remarques diverses, dont de nombreuses se trouvent sur ce forum, que tout ne va pas aussi bien qu'on veut nous le faire croire)... Alors là, non, il ne faut pas exagérer, quand-même ! 😣 Pourtant, le credo-programme du nouveau directeur de la cellule du département "durable" nous semblait l'envisager en 2019 ("intensifier nos échanges avec les acteurs et le politique", qu'il disait) et ça s'est déjà retrouvé sur le forum PEEB, notamment dans un commentaire du 16.06.2021. Mais ce n'est pas la première fois que je le signale. Une lettre morte, hélas, d'après notre longue expérience. De : Ir Architecte Meessen Date : lundi 6 septembre 2021 16:36 À : Carol Pisula (Cabinet du minstre Henry) ; Benoit Fourez (DGO4) ; Carole Van Goethem (DGO4) Cc : contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Benoit Spies (CCW) Objet : 20210906 Re : 20210802 Remarque n° 71 : 1. Introduire Ug dans PACE en présence de Uw ; 2. Modifications des critères sur les vitrages Bonjour à vous. Je fais suite à la remarque n° 71 du 02.08.2021, 1e partie : “Sur l'impossibilité d'encoder un Ug quand on a déjà encodé un Uw dans PACE". En fait, nous pouvions raisonnablement penser que le dernier logiciel, n° 14775 du 26.08.2021, avec ses 150 interventions depuis la version n° 14625 du 25.05.2021, aurait contenu la correction de ce bug pénible. Depuis le temps qu’il est signalé. Tout comme celui de la paroi fantôme de la remarque n° 47 du 23.09.2020, d’ailleurs, rappelée récemment le 25.08.2021 après avoir constaté que rien n’avait changé depuis lors, bien qu’il y avait déjà eu plusieurs versions modificatives de PACE... Mais non, il n’en est rien. Et on ne sait même pas ce qui a été modifié dans ce logiciel. Aucune communication sur le sujet ! Cette pudeur systématique de jeune vierge (le genre n’est pas précisé) est franchement désolante, voire vraiment casse-pieds pour un utilisateur attentif. Dans le cas qui nous occupe (la valeur du coefficient Ug apparaissant dans le rapport d’audit lorsqu’on a encodé une valeur de Uw dans le logiciel), il faut avoir examiné plusieurs rapports avec des introductions de types de vitrages différents pour se rendre compte de ce qui se passe. Et ça ne date pas d’hier, d’ailleurs. Dans le rapport d’audit, l’édition automatique du rapport introduit bêtement la valeur du coefficient Ug qui correspond à la valeur par défaut de la nomenclature du vitrage déclarée, comme en certification. Si par distraction, l’opérateur (qui n’est pas nécessairement un auditeur puisque n’importe qui peut encoder, selon la législation mise en place par le ministre libéral CRUCKE, dans un souci d’améliorer la qualité des audits, probable) a laissé la nomenclature du simple vitrage pour la fenêtre améliorée dont il déclare seulement la nouvelle valeur Uw, il apparaitra dans le rapport la valeur Uq de 5,7 W/m²K avec la mention “Simple vitrage”. Pas mal ! Je sais que vous me direz que c’est sous la responsabilité de l’auditeur agréé mais il n’est pas certain qu’il puisse détecter ce genre de problème dans la quarantaine de pages, avant que l’audit soit présenté au demandeur. Gêne... De toute façon, on n’est pas mieux loti en déclarant d’autres types de vitrages, comme on voit ci-dessous. Et il n’y a aucun avertissement prévu dans le logiciel pour éviter ça. La valeur par défaut en certification est utilisée lorsqu’on ne peut utiliser une preuve acceptable. Mais en audit, ça n’a rien à voir avec la conception de l’amélioration proposée par l’auditeur, enfin ! Donc, depuis des années, ces valeurs par défaut apparaissent dans des rapports d’audit pour Ug, quand on encode volontairement une valeur Uw et un type de vitrage. C’est évidemment là qu’il y a des problèmes. C’est repris dans le rapport d’audit. Car l’auditeur répète (inlassablement) aux demandeurs qu’il faut au moins respecter les exigences sur les vitrages pour obtenir une prime. Soit maintenant 1,1 W/m²K et précédemment 1,0 W/m²K, suite à l’action malheureuse du ministre, sur les conseils peu avisés de son cabinet et de l’administration, d’après ce qu’on en sait. Il ne l’a quand-même pas faite tout seul. Mais 1,0 W/m²K apparait seulement quand on déclare un “triple vitrage avec coating” (sans pouvoir introduire une valeur, donc), ce qui ne correspond pas à un double vitrage actuel, qui peut facilement aussi atteindre 1,0 ou 1,1. Or si on encode un “double vitrage haut rendement, installé après 2000”, la valeur par défaut dans le rapport sera 1,4 W/m²K, comme on voit ci-dessous. Le rapport d’audit, qui est envoyé à l’entrepreneur pour qu’il s’y conforme, comporte donc des erreurs de ce genre pour les vitrages, lorsque l’auditeur a encodé le Uw mais qu’il ne peut pas encoder la valeur du vitrage qu’il propose, en plus de son type. Et donc, depuis des années, les personnes qui valident les actions dans le logiciel et la méthode, proposés par les concepteurs, ont laissé passer ce bug important qui n’aurait d’ailleurs pas dû arriver, si la conception avait été correcte. Maintenant, il faut le corriger à grands frais, ce qui n’arrange pas les budgets que nous allouons à ces opérations. Et bien entendu, ce n’est la faute de personne. On va faire comme si on n’avait rien vu. Mais l’auditeur doit chipoter : d’abord se rendre compte de ce bug, s’il ne se renseigne pas. Au moment de l’encodage en tout cas, le logiciel, lui, ne signale rien. Ensuite, s’il le lui est reproché par un demandeur attentif qui s’imagine que l’auditeur maitrise l’édition du rapport d’audit, il passe pour un stupide. Enfin, il faut bricoler une modification manuscrite ou autre dans le rapport d’audit pour ne pas laisser ça comme ça. Bref, comme déjà dit, à quoi ça sert d’être obligé d’utiliser un logiciel et un rapport d’audit apparemment rutilants, si c’est pour être embrigadé malgré soi dans un pareil imbroglio ? Je vous le demande. Ainsi, les remarques se suivent et ne se ressemblent pas nécessairement mais elles tournent presque toutes autour d’un problème de conception et de validation de ce logiciel et/ou de la méthode de calcul. Que font donc les concepteurs du logiciel et ceux qui valident leurs actions ? À force, on finirait par se le demander. Depuis le temps que je fais des remarques, j’entends qu’on se lamente sur le cout des corrections, du côté de l’administration. Fatalement : il y a d’abord un cout pour la 1e conception, puis pour toutes les corrections qu’il faut faire, et parfois plusieurs pour la même chose. De notre côté, lorsqu’il y a une erreur, l’administration n’hésite pas à matraquer pour la faire corriger. Aux frais entiers du fautif. Ici, c’est le règne de l’irresponsabilité totale, on ne sait pas qui fait quoi (ou qui n’a pas fait quoi), et de l’impunité garantie. Il y a un bug (ou plusieurs) ? Ce n’est rien, nous payons pour le(s) corriger, avec le fruit de nos taxes et impôts. C’est un peu facile mais parfaitement imbuvable. Et en plus, l’existence de cette culture détestable du secret, comme si on voulait cacher quelque chose. Cette attitude n’a rien de scientifique. Où est la transparence du service public pour que le citoyen conscient puisse participer à l’amélioration des processus et des systèmes dont il pâtit des défauts ? De nombreux exemples montrent que ça semble être le cadet des soucis de l’administration, comme celui des cabinets ministériels successifs. Et j’aimerais bien être contredit, si c’est possible, mais par du concret alors... Je suis désolé pour Mme PISULA qui n’a pas l’air de saisir vraiment ce qui se passe, sinon je présume que ça se saurait. En attendant, il faut bien que les auditeurs se débrouillent comme ils peuvent, pour faire avancer péniblement ce processus cahotant truffé de difficultés et d’obstacles divers, tant pour les demandeurs que pour les auditeurs et les entrepreneurs.. Ce serait certainement plus simple si on pouvait en discuter directement, comme je le demande depuis très longtemps. Et le plus tôt serait le mieux, ça fait aussi très longtemps que je le dis et le répète En attendant, recevez mes amitiés, A. MEESSEN. Vice-président de l’asbl PEEB. P.S. : j’envoie ce message en copie à Nicols SPIES, puisque les entrepreneurs de menuiserie sont aussi déstabilisés à la lecture des rapports d’audits issus du logiciel PACE dans le cas qui nous occupe. La réponse rapide de Carole VAN GOETHEM : De : VAN GOETHEM Carole Date : lundi 6 septembre 2021 17:16 À : Ir Architecte Meessen ; Carol Pisula ; FOUREZ Benoit Cc : contact@peeb.be ; Olivier Biérin (Député wallon) ; Benoit Spies Objet : RE: 20210906 Re : 20210802 Remarque n° 71 : 1. Introduire Ug dans PACE en présence de Uw ; 2. Modifications des critères sur les vitrages Alain, Bonjour, Pour le point précis que tu soulèves dans ton mail ci-dessous (valeur Ug par défaut quand Uw est connu), le ticket a été implémenté dans le logiciel et sera livré dans la prochaine version. Cette prochaine livraison est prévue pour le 20 septembre si nous ne rencontrons pas d’imprévus d’ici là. Je prévois une newsletter pour indiquer les changements repris dans cette version 3.1.3 par rapport à la précédente. Pour ton information, le numéro 14775 que tu mentionnes n’est pas lié à une nouvelle version du logiciel mais aux actions menées en back office. La version précédente 3.1.2, qui est toujours en ligne actuellement, a été publiée le 04/05/2020. Bien à toi. Carole VAN GOETHEM Attachée qualifiée | Architecte | Cellule PEB & Audit logement
20210906 suites à la partie 1 de la remarque n° 71 du 02.08.2021 (Introduire Ug  dans PACE en présence de Uw) content media
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